amendement · Assemblée nationale
Amendement n° CL294
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En clair
Sacha Houlié a déposé cet amendement le 18 juin 2026, avec 11 cosignataires, sur le texte « Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens ». Il est tombé en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 23 juin 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 154 sur 748amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République
Ce qu'il propose
Le dispositif
À l’alinéa 4, supprimer les mots :
« des injures publiques ou ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à supprimer la référence aux « injures publiques » parmi les motifs permettant le prononcé d'une interdiction administrative de stade.
L'injure publique constitue une infraction définie et réprimée par la loi du 29 juillet 1881 sur la
liberté de la presse. Sa caractérisation relève exclusivement de l'autorité judiciaire, qui apprécie
souverainement, au regard des circonstances de chaque espèce, si les éléments constitutifs de
l'infraction sont réunis.
En intégrant la notion d'« injures publiques » dans le champ des comportements susceptibles de justifier une mesure administrative restrictive de liberté, l'article ainsi rédigé confie de facto à
l'autorité administrative une appréciation particulièrement délicate et profondément subjective, alors même que celle-ci relève dans les faits du juge pénal.
Cette extension apparaît d'autant moins justifiée que l'injure publique envers un particulier est punie d'une simple peine d'amende. Le législateur n'a d'ailleurs pas estimé que cette infraction présentait une gravité suffisante pour être sanctionnée par une peine d'emprisonnement Dès lors, il paraît disproportionné qu'un comportement pouvant relever d'une injure publique, parfois limité à des propos grossiers ou insultants proférés dans le contexte d'une manifestation sportive, puisse entraîner une interdiction administrative de stade assortie d'obligations particulièrement contraignantes, notamment de pointage.
La lutte contre les comportements haineux, discriminatoires ou incitant à la violence doit
naturellement demeurer une priorité de la puissance publique mais cette lutte nécessaire ne peut porter le risque de porter des atteintes disproportionnées aux libertés individuelles.
Le présent amendement propose donc de supprimer cette référence.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 12
- SOC 11
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 2850
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59051B2850P0D1N000294
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B2850