Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030

Amendement n° CL49

Émilie Bonnivard DR · Article 32

En clair

Émilie Bonnivard a déposé cet amendement le 5 déc. 2025, avec 6 cosignataires, sur le texte « Projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2030 ». Il a été rejeté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 10 déc. 2025.

Adoptés sur ce texte
5 sur 59amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À la fin de l’alinéa 3, substituer aux mots :

« à tout pilote dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’il envisage de se soustraire à cette interdiction de survol afin de troubler gravement l’ordre public ou de porter atteinte à la sécurité publique au cours de cet événement. »

le signe :

« : ».

II. – En conséquence, après le même alinéa, insérer les trois alinéas suivants :

« 1° À tout pilote d’aéronef avec équipage à bord ;

« 2° À toute personne physique ou morale exploitant ou participant à l’exploitation d’un système d’aéronef, qu’il soit avec ou sans équipage à bord, au sens du règlement d'exécution (UE) 2019/947 de la Commission du 24 mai 2019 concernant les règles et procédures applicables à l'exploitation d'aéronefs sans équipage à bord, y compris les pilotes à distance, les propriétaires, les opérateurs et les sous-traitants.

« Dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’ils envisagent de se soustraire à cette interdiction de survol afin de troubler gravement l’ordre public ou de porter atteinte à la sécurité publique au cours de cet événement. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les drones représentent une menace croissante pour la sécurité des grands événements, comme l’ont démontré les Jeux Olympiques de 2024. Plusieurs drones ont été repérés à proximité des sites olympiques, nécessitant des interventions des forces spéciales (GIGN, RAID), tandis que d’autres ont été utilisés pour des missions non autorisées, comme des survols de zones sensibles ou des perturbations. Certains opérateurs ont même tenté de contourner les interdictions de survol en décollant depuis des zones non couvertes par les restrictions. Pourtant l’article L. 6212-1-1 du code des transports, dans sa rédaction actuelle, ne permet pas d’interdire efficacement le décollage des drones, laissant une faille juridique exploitable par des acteurs malintentionnés.

Cet amendement propose donc d’étendre l’interdiction de décollage aux drones et à leurs exploitants, en alignant le droit français sur le droit européen. Cette extension permettra d’éviter les contournements des interdictions de survol, en empêchant les opérateurs de décoller depuis des zones non couvertes ou d’utiliser des stations de contrôle à distance. Elle renforcera également la dissuasion en sanctionnant les exploitants de drones (1 an d’emprisonnement, 45 000 € d’amende), sécurisera les grands événements en empêchant les drones de décoller depuis des zones adjacentes, et alignera le droit français sur le droit européen, conformément au règlement 2019/947.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 7

Émilie Bonnivard DR

Les 6 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1641

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B1641P0D1N000049
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1641