amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2128

Peio Dufau SOC · Après l'article 75

En clair

Peio Dufau a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 17 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Avant le 30 septembre 2027, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les opérations de contrôle fiscal en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et ses majorations, régies par les articles 1407, 1407 bis et 1407 ter du code général des impôts, ainsi qu’en matière de taxe sur la plus-value régie par l’article 150 U du code général des impôts.

Le rapport expose notamment le nombre de contrôles sur place et sur pièces réalisés, les emplois d’agents alloués pour la mise en œuvre du contrôle fiscal en la matière, ainsi que, le cas échéant, le nombre de cas de transmissions par l’autorité fiscale à l’autorité judiciaire aux fins de poursuites pénales en application du code de procédure pénale et du livre des procédures fiscales.

Le rapport étudie les modalités de renforcement de ces contrôles et les moyens de détection pour les communes et intercommunalités, y compris via le déploiement de services coopératifs de fiabilisation de la fiscalité locale associant services déconcentrés de la DGFiP et collectivités. Il évalue les conséquences budgétaires de chacune des mesures proposées.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à demander un rapport au Gouvernement pour faire état des actions mises en
place pour lutter contre la fraude à la résidence principale, et étudier les possibilités de renforcement
des contrôles par la DGFiP et par les communes et intercommunalités.
Cette fraude est largement pratiquée par des propriétaires souhaitant échapper à des contributions
obligatoires liées au statut de leur résidence, telles que la taxe sur les plus-values immobilières, la
taxe d’habitation, et la surtaxe sur la THRS permise dans les communes en zone tendue. Les
remontées de terrain indiquent que le phénomène est massif et insuffisamment contrôlé.
À l’heure où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer, le manque à gagner engendré
par ces fraudes est considérable. Pour référence, la majoration de la taxe d’habitation sur les
résidences secondaires rapporte 1,8 millions d’euros par an à une commune comme Biarritz, et la
THRS représente une part significative des recettes de certaines communes (14,6 % des recettes à
Menton, 15,8 % à Biarritz) et métropoles (2,4 % à Lyon, 2,7 % à Bordeaux) selon l’OFGPL. Pour la
communauté d'agglomération Pays Basque, par exemple, le manque à gagner est estimé à 2 millions
d'euros par an.
Ainsi, il est urgent d’identifier les failles dans la politique de contrôle et de proposer des solutions,
telles que  le déploiement de services coopératifs de fiabilisation  de la fiscalité locale associant
services déconcentrés de la DGFiP et collectivités, dans un double objectif de justice fiscale et
d’augmentation des recettes pour les collectivités locales.

Auteurs 18

Peio Dufau SOC

Les 17 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002128
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210