Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1987

Paul Midy EPR · Article 58

En clair

Paul Midy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines+50 000 000 €+50 000 000 €
Service public de l'énergie−50 000 000 €−50 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Face à la flambée des prix à la pompe, protéger les Français qui travaillent, c’est leur donner les moyens de réduire durablement leur facture de carburant, plutôt que de compter sur des aides ponctuelles financées chaque année par l’État.

Le Superéthanol-E85 est une réponse immédiate, concrète et française. Produit dans nos territoires à partir de betteraves et de céréales, il coûte environ 0,85 € le litre, contre plus de 2 € pour le SP95-E10. Même en tenant compte de la surconsommation, le plein revient près de deux fois moins cher. Chaque litre d’E85 consommé, c’est du pétrole importé en moins, un débouché pour nos agriculteurs et des émissions réduites.

La conversion d’un véhicule essence au moyen d’un boîtier homologué coûte pourtant entre 700 et 1 600 € posé. Ce coût d’entrée freine ceux qui en ont le plus besoin : les ménages modestes et les actifs qui roulent beaucoup pour aller travailler, souvent en zone rurale ou périurbaine, sans alternative à la voiture. L’investissement est rentabilisé en un à deux ans, mais encore faut-il pouvoir l’avancer. Or il n’existe aujourd’hui aucune aide nationale, seulement des aides locales disparates qui créent des inégalités entre territoires.

Le présent amendement finance une aide de l’État couvrant la moitié du coût d’installation, plafonnée à 500 €, soit environ 100 000 conversions. Il appartiendra au Gouvernement d’en fixer les modalités par voie réglementaire, dans le cadre des aides à l’acquisition de véhicules peu polluants, en ciblant les ménages modestes et les actifs qui dépendent de leur voiture pour travailler.

Cette mesure est fidèle à notre volonté de sortir les Français de leur dépendance aux énergies fossiles importées, défendre leur pouvoir d’achat et notre souveraineté énergétique, sans dégrader nos finances publiques. Un investissement unique pour chaque ménage plutôt qu’une dépense récurrente à la pompe.

L’amendement majore de 50 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement l’action 03 « Aides à l’acquisition de véhicules propres » du programme 174 « Énergie, climat et après-mines ». Il minore à due concurrence l’action 09 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale » du programme 345 « Service public de l’énergie ». Aucun crédit de titre 2 n’est minoré.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 8

Paul Midy EPR

Les 7 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001987
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210