Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1984

Paul Midy EPR · Article 60

En clair

Paul Midy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 10 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Opérations en capital intéressant les participations financières de l'État−645 000 000 €−645 000 000 €
Désendettement de l'État et d'établissements publics de l'État0 €0 €
Fonds souverain pour le financement du système de retraite (création)+645 000 000 €+645 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement propose de créer un fonds souverain français pour introduire une part de capitalisation dans notre système de retraite, en complément de la répartition.

Notre système par répartition est confronté à une démographie qui pèse sur son équilibre. Pour garantir les retraites de demain, nous devons faire évoluer une partie de notre système vers une capitalisation collective et solidaire. De nombreux pays européens ont déjà fait ce choix pour une part de leur système. La France le pratique elle-même pour la retraite additionnelle des fonctionnaires.

L’État dote ce fonds public en capital. Le fonds inscrit, au bénéfice de chaque enfant né en France, des droits d’un montant de 1 000 euros dès la naissance, sans condition de ressources. Le capital correspondant demeure la propriété du fonds, qui l’investit dans la durée dans l’économie française (entreprises stratégiques, infrastructures, transition énergétique) jusqu’au départ en retraite de son bénéficiaire. Ces droits pourront être complétés par la famille, en bénéficiant de l’abattement sur les donations prévu à l’article 790 A bis du code général des impôts. Ils constitueront pour chaque Français un complément de retraite.

Ce dispositif poursuit un double objectif : permettre à chaque génération de se constituer un capital pour sa retraite, et orienter durablement l’épargne vers le financement de notre économie et de notre souveraineté. En rendant chaque génération partie prenante du capital national, il offre une perspective de rendement durable et diversifie les sources de financement de nos retraites.

Sur la base de 643 905 naissances enregistrées en 2025 (Insee), l’amendement crée un programme « Dotation en capital d’un fonds souverain de long terme », doté de 645 000 000 € en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. Ces crédits constituent une dotation en capital à un fonds public d’investissement de long terme. Il s’agit d’une opération en capital, conforme à l’objet du compte d’affectation spéciale « Participations financières de l’État ».

L’amendement minore à due concurrence l’action 01 « Augmentations de capital, dotations en fonds propres, avances d’actionnaire et prêts assimilés » du programme 731 « Opérations en capital intéressant les participations financières de l’État ». Les crédits minorés ne relèvent pas du titre 2. Ce redéploiement au sein du compte ne dégrade pas le solde budgétaire.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 11

Paul Midy EPR

Les 10 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001984
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210