Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1808

Chantal Jourdan SOC · Article 58

En clair

Chantal Jourdan a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 15 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins+15 000 000 €+15 000 000 €
Protection maladie−15 000 000 €−15 000 000 €
Reversement à la sécurité sociale des recettes de la Facilité pour la Relance et la Résilience (FRR) européenne au titre du volet « Ségur investissement » du plan national de relance et de résilience (PNRR)0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à créer un fonds d’amorçage pour la généralisation de l'ordonnance verte pour les publics les plus modestes afin de limiter l'exposition des femmes enceintes aux pesticides.

L'exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse est un enjeu majeur de santé publique. Les mille premiers jours de la vie, de la conception à l'âge de deux ans, sont une période de vulnérabilité particulière. L'alimentation est l'une des principales voies d'exposition aux résidus de pesticides, et c'est l'une des rares sur lesquelles une action rapide est possible.

Créée à Strasbourg en novembre 2022, l'ordonnance verte répond à cet enjeu. Prescrite par un médecin, un gynécologue ou une sage-femme, elle ouvre droit à deux ateliers de sensibilisation et à un panier hebdomadaire de légumes biologiques de circuit court. Sa durée est modulée selon le quotient familial. Dès la première année, 800 femmes en ont bénéficié et plus de 16 000 paniers ont été distribués, pour 270 000 euros. Le dispositif a ensuite essaimé dans une vingtaine de collectivités de sensibilités politiques différentes, dont Rennes, Nantes, Angoulême, Trappes et Villejuif. Il est cofinancé selon les territoires par les communes, les caisses d'assurance maladie, les départements et les régions. Une étude conduite avec l'Inserm doit en évaluer l'effet sur l'exposition aux pesticides.

Le présent amendement propose une première étape : un fonds d'amorçage de 15 millions d'euros. Il cofinancerait, à hauteur de 50 % au plus, les dispositifs portés par les collectivités territoriales volontaires, en priorité dans les territoires où les indicateurs de précarité sont les plus élevés. Ce fonds permettrait de doubler rapidement le nombre de territoires couverts, d'harmoniser les protocoles et de disposer d'une évaluation nationale avant une éventuelle généralisation.

Le présent amendement :

• minore de 15 millions d'euros en autorisations d'engagement et en crédits de paiement les crédits de l'action 02 "Aide médicale de l'État" du programme 183 « Protection maladie » ;

• majore de 15 millions d'euros en autorisations d'engagement et en crédits de paiement les crédits de l'action 15 « Prévention des risques liés à l'environnement et à l'alimentation » du programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins ».

Nous proposons ce transfert de crédit pour respecter les règles imposées par l’article 40 mais nous ne souhaitons pas nécessairement réduire les crédits du programme visé et proposons que le Gouvernement lève le gage.

Cet amendement a été travaillé avec la Maison de la Bio.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 16

Chantal Jourdan SOC

Les 15 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001808
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210