Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1495

Jean-Louis Roumégas EcoS · Article 58

En clair

Jean-Louis Roumégas a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports−32 000 000 €−32 000 000 €
Mer, pêche et aquaculture+32 000 000 €+32 000 000 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines0 €0 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à financer la mise en place d’un programme national de transition sociale et écologique des pêches afin de permettre la cessation définitive d’activité des navires de pêche d’une longueur hors tout supérieure ou égale à 33 mètres.

En effet, ce seuil marque le passage à un modèle de pêche industrielle incompatible avec une exploitation durable des ressources marines. À l’échelle européenne, les navires concernés représentent seulement 1 % de la flotte, mais concentrent une part majeure des captures et des pratiques les plus destructrices, notamment l’utilisation d’engins remorqués actifs.

Le démantèlement de ces navires doit donc permettre de réduire la pression sur les ressources halieutiques et les écosystèmes marins, de limiter les captures accidentelles et de favoriser la substitution des engins remorqués actifs par des engins dormants, au bénéfice d’une pêche plus durable et créatrice d’emplois.

Cette transformation doit impérativement s’accompagner de mesures sociales ambitieuses. Les crédits proposés permettront de financer la cessation définitive d’activité et la déconstruction des navires concernés, ainsi que l’indemnisation et l’accompagnement des salariés affectés, notamment en matière de formation, de reconversion professionnelle et de sécurisation des parcours.

Le coût global du programme national est estimé à 289 millions d’euros. Le présent amendement prévoit une première dotation de 32 millions d’euros en 2027, dans la perspective d’un financement pluriannuel jusqu’en 2035. Il s’inscrit dans la démarche engagée parallèlement au niveau européen pour faire évoluer le cadre juridique de la politique commune de la pêche.

Pour ce faire, cet amendement abonde de 32 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement le programme 205 « Mer, pêche et aquaculture », action 07 « Pêche et aquaculture », et diminue les crédits du programme 203 « Infrastructures et services de transports », action 52 « Transport aérien ».

Cette diminution visant uniquement à assurer la recevabilité financière de l’amendement, les auteurs invitent le Gouvernement à lever le gage en rétablissant les crédits du programme 203.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Jean-Louis Roumégas EcoS

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001495
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210