amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-CF1799
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En clair
Estelle Mercier a déposé cet amendement le 4 oct. 2026, avec 7 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 9 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« I. – L’article 235 ter XB du code général des impôts est ainsi modifié :
« 1° À la fin du B du I, le montant : « 1 milliard d’euros » est remplacé par le montant : « 500 millions d’euros » ;
« 2° À la fin du IV, le taux : « 8 % » est remplacé par le taux : « 10 % ».
« II. – Le I s’applique à compter du 1er janvier 2027. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement renforce la contribution des grandes entreprises qui rachètent leurs propres titres pour les annuler. Il porte de 8 % à 10 % le taux de la taxe existante et abaisse de 1 milliard à 500 millions d’euros de chiffre d’affaires le seuil d’assujettissement.
Le rachat de titres constitue un choix d’affectation des ressources de l’entreprise. Lorsqu’il est suivi de leur annulation, il permet de concentrer les droits des actionnaires restants et peut soutenir la rémunération du capital. Dans une période où notre économie doit financer sa transformation productive et écologique, la puissance publique est fondée à demander une contribution accrue aux entreprises qui consacrent une partie de leurs moyens à ces opérations.
Nous défendons une autre hiérarchie des priorités : l’investissement, la recherche et la progression des rémunérations doivent trouver leur place dans le partage de la valeur créée. Le renforcement de cette taxe augmente la contribution collective attachée aux rachats suivis d’annulation, tout en laissant aux entreprises leur liberté de gestion.
L’abaissement du seuil élargit l’effort à des sociétés disposant d’une capacité économique importante. L’amendement conserve l’assiette, les règles de consolidation du chiffre d’affaires et les exclusions du dispositif existant. Il ne crée donc pas une nouvelle taxe mais renforce un prélèvement ciblé pour faire davantage contribuer les grandes entreprises au financement des besoins collectifs.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 8
- SOC 7
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P1D1N001799
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210