Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-CF2248

Delphine Lingemann Dem · Après l'article 65

En clair

Delphine Lingemann a déposé cet amendement le 4 nov. 2025, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 19 nov. 2025.

Adoptés sur ce texte
751 sur 4 498amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À compter du 1er juillet 2026, les agences et opérateurs de l’État sont soumis à une clause de caducité fixée à cinq ans à compter de leur création ou, pour les organismes existants, à la date de promulgation de la présente loi.

II. – À l’issue du délai de cinq ans mentionné au I, l’organisme est automatiquement supprimé, sauf si une disposition de loi de finances ou de loi ordinaire en prévoit explicitement la prorogation pour une nouvelle période maximale de cinq ans.

III. – Six mois avant l’échéance prévue pour chaque agence ou opérateur, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation portant sur :

1° La pertinence de ses missions ;

2° L’efficacité et l’efficience de ses actions ;

3° La justification du maintien d’un organisme dédié par rapport à une réintégration dans l’administration publique de droit commun.

IV. – Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article, notamment la liste des agences et opérateurs de l’État visés au I ainsi que les dispositions transitoires relatives au personnel, aux biens et aux contrats des organismes non prorogés.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

103 agences, 434 opérateurs, 317 organismes consultatifs, 12000 organismes publics nationaux… Cet amoncellement de structures publiques renforce la complexité administrative et l’efficacité de l’action publique. Elle constitue un coût important pour le contribuable. Les rapports de la cour des comptes pointent régulièrement le dysfonctionnement ou l’inefficacité de certaines agences ou opérateurs d’État.

Par exemple, la Cour des comptes chiffre à 1,4 millions d’euros le coût d’un rapport publié par le CESE, alors que l’on sait que la majorité des rapports sont le fruit d’une auto-saisine. Autrement dit, ses rapports n’éclairent pas les décideurs publics.

Cet amendement introduit en droit français le principe des « sunset clauses » appliqué aux agences et opérateurs de l’État. Il s’agit d’inverser la logique de la charge de la preuve : c’est aux organismes publics de démontrer leur utilité à la représentation nationale et non l’inverse.

Ce mécanisme :

– oblige à réévaluer périodiquement l’utilité et la performance de chaque opérateur ;

– réduit la prolifération d’agences créées sans perspective d’extinction ;

– incite à la rationalisation des moyens publics et à une meilleure allocation des crédits.

Il s’agit d’une démarche de bonne gestion budgétaire et de transparence démocratique : une agence qui n’est pas justifiée par le Parlement au terme d’un examen contradictoire disparaît automatiquement. Cet amendement permettra de réaliser à termes des millions d’euros d’économies.

Cet amendement est issu des travaux de GenerationLibre.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 3

Delphine Lingemann Dem

Les 2 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B1906P2D1N002248
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906