Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-CF2562

David Amiel EPR · Article 42

En clair

David Amiel a déposé cet amendement le 30 oct. 2024, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 30 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
1 001 sur 4 911amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports0 €0 €
Affaires maritimes, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques−500 000 000 €−500 000 000 €
Énergie, climat et après-mines+500 000 000 €+500 000 000 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement d’appel vise à interpeller le Gouvernement concernant le manque de visibilité donnée au secteur automobile en matière de stratégie industrielle et énergétique dans le cadre de ce PLF.L’exemple allemand a montré qu’une coupe brutale dans le soutien à l’achat de véhicules électriques se payait à court terme par un effondrement du marché de la voiture électrique. Ces baisses de volume pèseraient lourdement sur l’ensemble de la chaîne de production, sous-traitants et véhicules thermiques inclus, avec des risques considérables pour l’emploi et l’investissement.C’est la raison pour laquelle les puissances extra-européennes, à commencer par les États-Unis, soutiennent puissamment à la fois l’offre et la demande.La France était parvenue, grâce à l’action des précédents gouvernements, à franchir un certain nombre d’obstacles pour bâtir une politique industrielle ambitieuse et sans naïvetés, à l’image de ce que l’on observe chez les autres grandes puissances. Des usines de batteries ont ouvert sur notre sol, pour rapatrier ces industries stratégiques. Le bonus écologique, depuis le PLF 2024, a été, grâce au score environnemental, recentré sur les véhicules produits en France et en Europe, au détriment de ceux importés de Chine. Le dispositif de leasing a permis de rendre des véhicules électriques, pour la première fois, accessibles aux classes moyennes et populaires. Les tarifs mis en place au niveau européen permettront de mieux lutter contre les pratiques de dumping.L’urgence de la transition écologique d’une part, la virulence de la concurrence internationale pour dominer le marché de la voiture électrique de l’autre, impliquent cependant de ne pas relâcher notre vigilance, pour des considérations budgétaires de très court terme : en quelques mois, ces efforts peuvent être réduits à néant.Il est crucial de rester fidèles à la feuille de route, tracée notamment dans le contrat de filière stratégique signé en mai 2024.Le soutien budgétaire aura, bien sûr, vocation à être progressivement réduit à mesure que le prix des voitures électriques baisse et que le secteur se développe. Cela doit cependant être fait avec concertation avec les industriels, de manière organisée et planifiée, et sans modifications soudaines et procycliques des dispositifs.

Aussi cet amendement propose d’abonder l’action 3 « Aides à l’acquisition de véhicules propres » du programme 174 « Energie, climat et après mines » à hauteur de 500 millions d’euros en crédits de paiement et en autorisations d’engagement, en effectuant pour garantir la recevabilité du présent amendement, un prélèvement à due concurrence en crédits de paiement et en autorisations d’engagement sur l’action 12 « Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie » du programme 181 « Prévention des risques ».
Le but de cet amendement n’est pas de diminuer le soutien à l’ADEME mais les règles de recevabilité budgétaire obligent à ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

David Amiel EPR · Rapporteur

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B0324P2D1N002562
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324