Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026

Amendement n° II-DN147

Bastien Lachaud LFI-NFP · Article 49

En clair

Bastien Lachaud a déposé cet amendement le 28 oct. 2025, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été rejeté en commission de la défense nationale et des forces armées le 29 oct. 2025.

Adoptés sur ce texte
30 sur 143amendements dont le sort est connu, en commission de la défense nationale et des forces armées

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Environnement et prospective de la politique de défense0 €0 €
Préparation et emploi des forces0 €0 €
Soutien de la politique de la défense0 €0 €
Équipement des forces−460 000 000 €−460 000 000 €
Surcoûts liés aux missions opérationnelles à l'étranger (création)+460 000 000 €+460 000 000 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement a pour finalité de créer un programme « Surcoûts liés aux missions opérationnelles à l’étranger », afin de fiabiliser le coût des missions opérationnelles engagées par le ministère des armées à l’étranger.

Le ministère des armées qualifie de mission opérationnelle (« MISSOPS ») des engagements à l’étranger auxquels il refuse la qualification d’OPEX, en particulier sur le flanc Est de l’OTAN. Cela pourrait s’expliquer par le refus du Ministère d’accorder aux militaires participants à ces missions le statut plus protecteur des OPEX, ainsi que par le refus du Gouvernement de permettre l’information et le contrôle du Parlement tel que prévu l’article 35 de la Constitution pour les interventions des armées françaises à l’étranger.

Pourtant, le Ministère impute en gestion des surcoûts des MISSOPS sur la provision réservée aux OPEX. Cette gestion est illégitime tant que le Gouvernement se refusera à qualifier ces missions comme des opérations extérieures, car l’article 5 de la LPM qui détermine cette provision et la possibilité d’un financement interministériel ne concerne que les « opérations extérieures et missions intérieures ».

Votre rapporteur recommande donc un traitement budgétaire particulier des missions opérationnelles en loi de finances et dans les documents annexés, distinguant entre autres les missions relevant du renforcement du flanc est de l’OTAN. Cette proposition fait par ailleurs écho à celle des magistrats de la Cour des comptes, qui estiment que les missions de réassurance sur le flanc Est devraient, dès la loi de finances initiale, faire l’objet d’une prévision de dépenses individualisée, comme la provision pour les OPEX-MISSINT.

À cette fin, il est proposé de prélever 460 millions d’euros sur l’action 9 « Engagement et combat » du programme 146 « Équipement des forces » et de les verser sur un programme nouvellement créé « Surcoûts liés aux missions opérationnelles à l’étranger ». Le montant proposé, 460 millions d’euros, est cohérent avec le coût constaté des MISSOPS sur le flanc Est de l’OTAN en 2024, où il avait atteint 460 millions d’euros, selon les chiffres transmis à votre rapporteur.

La diminution des crédits du programme 146 vise à rendre l’amendement conforme aux règles de recevabilité financière prévues par l’article 40 de la Constitution. L’auteur de l’amendement espère que le Gouvernement reprendra cette mesure et lèvera ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Bastien Lachaud LFI-NFP · Rapporteur

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 1906

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 6 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59046B1906P2D1N000147
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B1906