amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° AS82
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En clair
Sandrine Runel a déposé cet amendement le 6 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il est tombé en commission des affaires sociales le 16 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 173 sur 1 659amendements dont le sort est connu, en commission des affaires sociales
Ce qu'il propose
Le dispositif
I – À la deuxième ligne de la seconde colonne du tableau à l’alinéa 2, substituer au montant :
« 118,3 »
le montant :
« 117,672 ».
II – En conséquence, à la troisième ligne de la seconde colonne du tableau au même alinéa, substituer au montant :
« 116 »
le montant :
« 115,55 ».
III – En conséquence, à la quatrième ligne de la seconde colonne du tableau au même alinéa, substituer au montant :
« 18,8 »
le montant :
« 19,928 ».
IV. – En conséquence, à la sixième ligne de la seconde colonne du tableau au même alinéa, substituer au montant :
« 5,9 »
le montant :
« 5,84 ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à relever de 6 % l’objectif de dépenses consacré aux personnes âgées, et donc financer correctement les besoins en autonomie.
Le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie va fortement progresser d’ici 2040.
Les établissements et les services à domicile abordent ce choc démographique avec des finances très dégradées.
En 2023, 59 % des Ehpad publics étaient en déficit, et le tarif des services autonomie à domicile reste inférieur à leur coût de revient. Ce sous-financement se traduit par des fermetures de places, des refus d’interventions et des difficultés de recrutement.
Le virage domiciliaire ne suffira pas à absorber la hausse des besoins. L’Igas a souligné en 2024 qu’il reposait sur des hypothèses fragiles, face à la saturation des établissements et à la fragilité des services à domicile.
La DREES estime qu’à pratiques inchangées, 108 000 personnes âgées de plus devront être accueillies en Ehpad d’ici 2030.
Pourtant, la loi de programmation sur le grand âge prévue par la loi du 8 avril 2024 n’a toujours pas été présentée, et le présent projet de loi ne prévoit aucun soutien spécifique au secteur.
Dans l’attente de cette loi, l’Unccas propose de relever de 6 % le sous-objectif consacré aux établissements et services pour personnes âgées, soit 1,128 milliard d’euros supplémentaires. Ces moyens serviraient à renforcer la médicalisation des Ehpad, à développer les soins à domicile et à mieux couvrir le coût réel des prises en charge.
Le total de l’Ondam reste inchangé.
L’amendement redéploie 0,628 milliard d’euros des soins de ville, 0,45 milliard d’euros des établissements de santé et 0,05 milliard d’euros du fonds d’intervention régional.
Une prise en charge adaptée des personnes âgées évite en effet des passages aux urgences et des hospitalisations plus coûteuses pour l’assurance maladie.
Cet amendement a été travaillé en lien avec l’Unccas.
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 10
- SOC 8
- sans groupe connu 1
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO420120B3211P0D1N000082
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211