Adopté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CE343

Jean-Luc Fugit EPR · Article 58

En clair

Jean-Luc Fugit a déposé cet amendement le 19 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été adopté en commission des affaires économiques.

Adoptés sur ce texte
106 sur 347amendements dont le sort est connu, en commission des affaires économiques

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Infrastructures et services de transports−5 000 000 €−5 000 000 €
Mer, pêche et aquaculture0 €0 €
Paysages, eau et biodiversité0 €0 €
Expertise, information géographique et météorologie0 €0 €
Prévention des risques0 €0 €
Énergie, climat et après-mines+5 000 000 €+5 000 000 €
Service public de l'énergie0 €0 €
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires0 €0 €
Sûreté nucléaire et radioprotection0 €0 €
Ecologie – mise en extinction du plan de relance0 €0 €
Forêt0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le projet de loi de finances pour 2027 ramène de 36,1 M€ à 31,1 M€ le soutien aux associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa), inscrit à l’action n° 5 « Lutte contre le changement climatique et pour la qualité de l’air » du programme 174 « Énergie, climat et après-mines », soit une baisse de 14 %.

Les Aasqa assurent, pour le compte de l’État, la surveillance réglementaire de la qualité de l’air dans chaque région. Leur gouvernance et leur financement reposent sur l’équilibre entre quatre collèges : l’État, les collectivités territoriales, les industriels et les associations. La réduction de la part de l’État fragilise cet équilibre et reporte la charge sur les collectivités et les industriels, ou conduit à réduire les mesures.

Leurs données sont en outre indispensables à la politique des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). C’est en effet sur leur fondement qu’est constaté le dépassement des normes de qualité de l’air justifiant l’instauration de ces zones, et qu’est évaluée l’efficacité des restrictions de circulation qui y sont appliquées.

Cette baisse intervient au moment où devient applicable la directive révisée sur la qualité de l’air ambiant, qui impose la mise à niveau du réseau de surveillance, la mesure de nouveaux polluants et le renforcement de l’information du public. Le projet annuel de performances relève lui-même que l’activité du dispositif national de surveillance « restera soutenue » en 2027 pour cette raison et qu’une vingtaine de plans de protection de l’atmosphère doivent être créés ou mis à jour.

Afin de donner aux Aasqa les moyens de cette mission, le présent amendement abonde en conséquence de 5 M€ en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) l’action n° 5 du programme 174, afin de ramener le soutien aux Aasqa à son niveau de 2026.

Pour des raisons de recevabilité financière, il est proposé de diminuer à due concurrence les AE et les CP de l’action n° 4 « Routes : entretien » du programme 203 « Infrastructures et services de transports ». Le rapporteur invite le Gouvernement à lever le gage.

Son sort

Auteur

Jean-Luc Fugit EPR · Rapporteur

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419610B3210P2D1N000343
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210