Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-AC346
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
Julien Odoul a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 14 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 20 oct. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation
Ce qu'il propose
| Programme | Autorisations d'engagement | Crédits de paiement |
|---|---|---|
| Sport | +1 000 000 € | +1 000 000 € |
| Jeunesse et vie associative | −1 000 000 € | −1 000 000 € |
| Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 | 0 € | 0 € |
| Solde | 0 € | 0 € |
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à consacrer un million d’euros supplémentaire au développement et à la continuité de la pratique sportive des jeunes filles et adolescentes.
Le projet annuel de performances pour 2027 recense 6,8 millions de licences annuelles féminines en 2025. L’écart avec les garçons apparaît particulièrement marqué à l’adolescence. Selon les données de l’INSEE issues du recensement de l’INJEP, les fédérations sportives unisports délivraient, en France en 2022, 178 licences pour 1 000 filles âgées de 15 à 19 ans, contre 327 pour 1 000 garçons du même âge. Le nombre de licences rapporté à la population était ainsi presque deux fois plus élevé chez les garçons.
L’adolescence doit être un temps de découverte et de progression sportive. Les jeunes filles doivent pouvoir poursuivre leur activité, accéder aux compétitions et trouver leur place dans les clubs. Leur liberté de pratiquer mérite une politique active, attentive aux contraintes de coût, d’horaires, d’encadrement et de disponibilité des activités.
Les conditions d’accueil des jeunes femmes demeurent pourtant insuffisantes dans certains clubs. À titre d’exemple, une jeune fille jouant dans un club de football peut être contrainte de se changer dans le local des arbitres, faute de disposer d’un véritable vestiaire adapté. Un local utilisé comme solution de dépannage ne peut être considéré comme un accueil satisfaisant. Les joueuses doivent bénéficier d’installations préservant leur intimité et leur permettant de pratiquer dans des conditions dignes.
Le sport est un espace d’émancipation et de confiance en soi. La mixité et l’égalité entre les filles et les garçons doivent y être défendues avec constance. Aucune pression ni aucune insuffisance matérielle ne doit conduire une adolescente à renoncer à une activité sportive qu’elle souhaite exercer.
L’enveloppe proposée aurait vocation à financer des créneaux supplémentaires, des actions de découverte, la formation des éducateurs et des aménagements permettant d’améliorer l’accueil des pratiquantes, notamment les vestiaires. Les projets favorisant leur fidélisation et la participation à des activités mixtes seraient particulièrement soutenus.
Le présent amendement propose d’augmenter les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, de 1 000 000 € pour l’action 01 « Promotion du sport pour le plus grand nombre » du programme 219 « Sport », en diminuant du même montant les crédits de l’action 04 « Développement du service civique » du programme 163 « Jeunesse et vie associative ».
Son sort
- Sort décidé le
Auteurs 15
- RN 14
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000346
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210