Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-AC92

Roger Chudeau RN · Article 58

En clair

Roger Chudeau a déposé cet amendement le 12 oct. 2026, avec 13 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des affaires culturelles et de l'éducation le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
120 sur 498amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Enseignement scolaire public du premier degré0 €0 €
Enseignement scolaire public du second degré0 €0 €
Vie de l'élève0 €0 €
Enseignement privé du premier et du second degrés0 €0 €
Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports−1 €−1 €
Enseignement technique agricole0 €0 €
Education prioritaire (création)+1 €+1 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Instituée en 1981 par Alain Savary, l’éducation prioritaire a été conçue pour donner davantage à ceux qui ont le moins, en renforçant les moyens des écoles et établissements qui concentrent les plus fortes difficultés scolaires, sociales et culturelles. Son périmètre s’est progressivement étendu et concerne aujourd’hui environ 1,7 million d’élèves, soit un écolier et un collégien du secteur public sur cinq (20,5 % des écoliers et 21,5 % des collégiens à la rentrée 2024, selon la DEPP).

Dans un rapport rendu public le 6 mai 2025, la Cour des comptes, saisie par la commission des finances du Sénat, a estimé que la politique d’éducation prioritaire est devenue « complexe et peu lisible » et que ses impacts sur la réussite des élèves restent « limités ».

Le coût de l’éducation prioritaire est estimé par la Cour à 2,6 milliards d’euros en 2023, contre 1,1 milliard en 2014, portés principalement par les programmes 140, 141 et 230 de la mission Enseignement scolaire, auxquels s’ajoutent des cofinancements du programme 147 « Politique de la ville » (mission Cohésion des territoires). Cette dispersion budgétaire rend son coût réel difficile à suivre et son évaluation impossible.

Dans ce contexte, la création d’un programme budgétaire spécifique « Éducation prioritaire » au sein de la mission Enseignement scolaire permettrait :

– d’identifier précisément les crédits consacrés à cette politique ;

– d’en assurer un pilotage transparent et évaluable, grâce à un programme annuel de performance propre ;

– d’organiser une évaluation annuelle de cette politique lors de l’examen du budget.

À défaut de pouvoir chiffrer ici le montant exact des crédits nécessaires, cet amendement d’appel propose de créer un programme « Éducation prioritaire » au sein de la mission Enseignement scolaire, doté symboliquement d’un euro en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, prélevé sur le titre 2 de l’action 01 « Pilotage et mise en œuvre des politiques éducatives » du programme 214 « Conduite et soutien des politiques de l’enseignement, de la recherche, de la jeunesse, de la vie associative et des sports ».

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 14

Roger Chudeau RN

Les 13 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B3210P2D1N000092
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210