Retiré

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Proposition de loi relative à l’instauration d’une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle

Amendement n° AC5

Véronique Ludmann HOR · Article unique

En clair

Véronique Ludmann a déposé cet amendement le 29 mai 2026, sur le texte « Proposition de loi relative à l’instauration d’une présomption d’utilisation des contenus culturels par les fournisseurs d’intelligence artificielle ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
0 sur 16amendements dont le sort est connu, en commission des affaires culturelles et de l'éducation

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’alinéa 3, insérer les deux alinéas suivants :

« Art. L. 331‑4‑2. – Lorsqu’un système d’intelligence artificielle génère un contenu présentant des caractéristiques stylistiques suffisamment proches de celles d’une œuvre ou d’un ensemble d’œuvres d’un auteur identifiable pour créer un risque de confusion dans l’esprit du public, cet auteur peut demander au fournisseur du système de lui communiquer les éléments permettant d’établir la nature et l’étendue de l’utilisation de ses œuvres dans l’entraînement du modèle.

« Le refus ou l’absence de réponse dans un délai de soixante jours vaut présomption d’utilisation au sens de l’article L. 331‑4‑1. » ; ».

II. – En conséquence, après le mot :

« par »

rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :

« des articles L. 331‑4‑1 et L. 331‑4‑2 ainsi rédigés ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le droit d’auteur ne protège pas le style, et cette limite est constitutive du droit de la propriété intellectuelle dans tous les systèmes juridiques. Cet amendement ne remet pas en cause ce principe : il ne crée pas une protection du style en tant que telle. Il ouvre en revanche un droit à l’information permettant à l’auteur concerné d’établir, le cas échéant, que ses œuvres ont bien été utilisées pour l’entraînement du modèle, ce qui relève, lui, de la protection existante.

Le mécanisme retenu, une demande de communication suivie d’une présomption en cas de silence, est cohérent avec la logique générale du texte adopté par le Sénat et proportionné à l’objectif poursuivi. Le délai de soixante jours laisse au fournisseur un temps raisonnable pour répondre.

Son sort

Autrice

Véronique Ludmann HOR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 2634

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO419604B2634P0D1N000005
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B2634