Retiré

sous-amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles

Sous-amendement n° 35

Matthias Renault RN · Article 1er

En clair

Matthias Renault a déposé ce sous-amendement le 29 oct. 2026, sur le texte « Créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles ». Il a été retiré.

Adoptés sur ce texte
0 sur 127amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Compléter cet amendement par l’alinéa suivant :

« II ter. – Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’articulation entre le parcours de soins prévu au présent article et le parcours de soins des mineurs victimes de violences sexuelles prévu par la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants. Ce rapport examine les conditions dans lesquelles un référentiel unique peut être défini pour l’ensemble des victimes. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Ce sous-amendement des députés du Rassemblement National vise à demander au Gouvernement un rapport sur l’articulation entre le parcours de soins créé par le présent texte et celui que prévoit la proposition de loi intégrale.

La proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants a été adoptée par l’Assemblée nationale le 13 octobre 2026, par 503 voix pour et aucune voix contre. Le groupe Rassemblement National l’a votée. Elle crée un parcours de soins pour les mineurs victimes. Elle est désormais transmise au Sénat.

Deux semaines plus tard, le présent texte crée un second parcours, ouvert à toutes les victimes, dont l’amendement de la rapporteure renvoie les conditions d’application à un décret. Si les deux textes aboutissent, le Gouvernement devra prendre deux séries de décrets pour deux parcours qui se recouvrent : deux référentiels, deux circuits de remboursement, deux exigences de qualification. Ni les soignants, ni les caisses d’assurance maladie, ni d’abord les victimes n’y gagneraient.

Prenons le cas d’une jeune fille prise en charge à seize ans dans le parcours des mineurs. Que deviendra son suivi à sa majorité ? Changera-t-elle de parcours, de référentiel, de thérapeute ? Ces questions concrètes ne trouvent aujourd’hui aucune réponse.

Le rapport demandé examinera les conditions d’une articulation entre ces deux dispositifs, et la possibilité d’un référentiel unique pour l’ensemble des victimes, quel que soit leur âge. Il fournira au Sénat, puis à la commission mixte paritaire, les éléments nécessaires pour bâtir un cadre cohérent.

Légiférer deux fois sur le même sujet, à deux semaines d’intervalle, c’est fabriquer de la complexité là où les victimes ont besoin de lisibilité. Le présent sous-amendement vise à remettre de l’ordre dans ce travail législatif.

Son sort

Examen
En séance publique

Auteur

Matthias Renault RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 3379
Sous-amendement de
l'amendement n° 5

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC3379P0D1N000035
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC3379