Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 1472
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En clair
Julien Odoul a déposé cet amendement le 18 juin 2026, avec 37 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été rejeté en séance publique le 26 juin 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 24 sur 1 837amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À la fin de l’alinéa 10, substituer aux mots :
« et s’assure, si elle le souhaite, qu’elle puisse y avoir accès »,
les mots :
« , s’assure qu’ils lui ont été effectivement proposés et mis en œuvre lorsque son état le permet, ou, à défaut, que la personne a expressément refusé d’y recourir après une information complète ; ce refus est consigné par écrit ».
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à rétablir un principe clair : l’aide à mourir ne peut devenir une réponse de substitution aux soins palliatifs.
Le droit français de la fin de vie repose sur un équilibre exigeant, fondé sur le soulagement de la douleur, l’accompagnement et le refus de l’abandon. Or, en se bornant à une simple information sur l’existence des soins palliatifs, la rédaction actuelle affaiblit cet équilibre et lève un garde-fou essentiel, en laissant ouverte la possibilité d’un recours à l’aide à mourir sans que cette réponse première ait été effectivement mise en œuvre.
Dans un contexte où l’accès aux soins palliatifs demeure insuffisant et inégal sur le territoire, ce glissement est politiquement et éthiquement problématique. Il fait peser le risque d’un renoncement collectif, où la mort médicalement provoquée pourrait devenir une solution par défaut à la carence du soin.
Le présent amendement réaffirme donc que l’aide à mourir ne peut être envisagée qu’après que les soins palliatifs ont été effectivement proposés et mis en œuvre lorsque l’état de la personne le permet, ou qu’un refus libre et éclairé a été formalisé. Il ne restreint pas une liberté ; il restaure une hiérarchie des réponses et un principe de responsabilité collective face à la fin de vie.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 38
Les 37 cosignataires
- RN Michel Guiniot
- RN Auguste Evrard
- RN Thierry Perez
- UDR Vincent Trébuchet
- RN José Beaurain
- RN Pierre Meurin
- RN Hélène Laporte
- RN Frédéric Weber
- UDR Éric Michoux
- RN Lisette Pollet
- RN David Magnier
- RN Yaël Ménaché
- RN Julien Gabarron
- RN Anne Sicard
- RN Thibaut Monnier
- RN Eddy Casterman
- RN Julien Limongi
- RN Aurélien Dutremble
- RN Marie-France Lorho
- UDR Bernard Chaix
- RN Bénédicte Auzanot
- RN Stéphane Rambaud
- RN Antoine Golliot
- RN Sandrine Dogor-Such
- RN Sophie-Laurence Roy
- RN Florence Joubert
- RN Nadine Lechon
- RN Julien Guibert
- RN Emmanuel Fouquart
- RN Angélique Ranc
- RN Catherine Rimbert
- RN Christophe Bentz
- RN Nicolas Dragon
- RN Thierry Frappé
- RN Frank Giletti
- RN Tiffany Joncour
- RN Marine Hamelet
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · nouvelle lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2915
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2915P0D1N001472
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2915