amendement · Assemblée nationale
Amendement n° 563
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En clair
Antoine Valentin a déposé cet amendement le 29 avr. 2026, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 7 mai 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 97 sur 789amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Les crédits consacrés aux capacités de cyberdéfense font l’objet d’une trajectoire pluriannuelle indicative définie par le rapport annexé. Le Gouvernement rend compte annuellement au Parlement de l’écart entre les crédits exécutés et cette trajectoire, ainsi que des priorités retenues en matière de cyberdéfense offensive et défensive. Lorsque cet écart est significatif, il est justifié de manière détaillée dans le rapport annuel. Ce rapport n’est pas rendu public. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement d’appel concerne le renseignement et la cyberdéfense, qui figurent parmi les
besoins les plus importants identifiés par l’actualisation. Si des efforts de l’ordre de 1,4 milliard
d’euros ont été annoncés concernant l’innovation opérationnelle (cloud de combat, quantique,
application militaire de l’IA), aucun plancher chiffré n’est inscrit dans le texte en valeur pluriannuelle
concernant la cyberdéfense. Or, si la sécurisation de notre cyberespace est un enjeu majeur de la LPM
2024-2030 (4 milliards €), on constate, selon l’ANSSI, plus de 1 300 cyberattaques en 2025 sur le
territoire national, notamment en provenance d’acteurs étatiques, à des fins de renseignement, ce qui
peut nuire gravement à nos intérêts fondamentaux. Aussi, la composante offensive, en particulier, est
insuffisamment dotée au regard des menaces. Dès lors, il doit être envisagé que les crédits
supplémentaires en matière de cyberdéfense fassent l’objet d’une transparence accrue vis-à-vis de la
représentation nationale.
La souveraineté des systèmes d’information militaires est une condition de notre autonomie
stratégique. La rédaction retenue s’appuie sur la qualification SecNumCloud de l’ANSSI, catégorie
juridique existante, et sur le critère d’exclusivité du droit français, qui exclut les opérateurs soumis à
une législation extraterritoriale telle que le CLOUD Act.
Le présent amendement est gagé sur une ressource budgétaire sincère, dont le rendement est cohérent
avec l’ordre de grandeur de la dépense supplémentaire. Il appartient au Gouvernement de lever le
gage s’il souhaite retenir cet amendement.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 6
- UDR 5
Les 5 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2695
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2695P0D1N000563
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17BTC2695