Rejeté
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 1550
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En clair
Julien Odoul a déposé cet amendement le 12 févr. 2026, avec 47 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été rejeté en séance publique le 20 févr. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 37 sur 2 146amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
À la fin de l’alinéa 10, substituer aux mots :
« et s’assure, si elle le souhaite, qu’elle puisse y avoir accès »
les mots :
« , s’assure qu’ils lui ont été effectivement proposés et mis en œuvre lorsque son état le permet, ou, à défaut, que la personne a expressément refusé d’y recourir après une information complète ; ce refus est consigné par écrit »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à rétablir un principe clair : l’aide à mourir ne peut devenir une réponse de substitution aux soins palliatifs.
Le droit français de la fin de vie repose sur un équilibre exigeant, fondé sur le soulagement de la douleur, l’accompagnement et le refus de l’abandon. Or, en se bornant à une simple information sur l’existence des soins palliatifs, la rédaction actuelle affaiblit cet équilibre et lève un garde-fou essentiel, en laissant ouverte la possibilité d’un recours à l’aide à mourir sans que cette réponse première ait été effectivement mise en œuvre.
Dans un contexte où l’accès aux soins palliatifs demeure insuffisant et inégal sur le territoire, ce glissement est politiquement et éthiquement problématique. Il fait peser le risque d’un renoncement collectif, où la mort médicalement provoquée pourrait devenir une solution par défaut à la carence du soin.
Le présent amendement réaffirme donc que l’aide à mourir ne peut être envisagée qu’après que les soins palliatifs ont été effectivement proposés et mis en œuvre lorsque l’état de la personne le permet, ou qu’un refus libre et éclairé a été formalisé. Il ne restreint pas une liberté ; il restaure une hiérarchie des réponses et un principe de responsabilité collective face à la fin de vie.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 48
Les 47 cosignataires
- RN Christophe Bentz
- RN Lisette Pollet
- RN Marine Hamelet
- RN Bénédicte Auzanot
- RN Philippe Ballard
- RN Emmanuel Blairy
- RN Frédéric Boccaletti
- RN Frédéric Weber
- RN Emmanuel Taché
- RN Yaël Ménaché
- RN Pierre Meurin
- RN Thibaut Monnier
- RN Michel Guiniot
- RN Eddy Casterman
- RN Auguste Evrard
- RN Aurélien Dutremble
- RN Angélique Ranc
- RN Julien Rancoule
- RN Hélène Laporte
- RN Antoine Villedieu
- RN David Magnier
- RN Pascal Markowsky
- RN Pascale Bordes
- RN Géraldine Grangier
- RN José Gonzalez
- RN Jonathan Gery
- RN Claire Marais-Beuil
- RN Thierry Tesson
- RN Sophie Blanc
- RN Antoine Golliot
- RN Anne Sicard
- RN Philippe Schreck
- RN Catherine Rimbert
- RN Florence Joubert
- RN Hervé de Lépinau
- RN Julien Limongi
- RN Nadine Lechon
- RN René Lioret
- RN Stéphane Rambaud
- RN Marie-France Lorho
- RN Nathalie Da Conceicao Carvalho
- UDR Alexandre Allegret-Pilot
- UDR Antoine Valentin
- UDR Vincent Trébuchet
- UDR Sophie Ricourt Vaginay
- UDR Gérault Verny
- RN Guillaume Bigot
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 2e lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 2453
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC2453P0D1N001550
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC2453