Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux

Amendement n° 55

Éric Bothorel EPR · Article 1er

En clair

Éric Bothorel a déposé cet amendement le 22 janv. 2026, sur le texte « Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux ». Il est tombé en séance publique le 26 janv. 2026.

Adoptés sur ce texte
14 sur 131amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Supprimer l'alinéa 8.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Quelle forme prend cet accord ? En quoi est-il opposable ? comment est-il manifesté aux sites et services ? Comment peut on écrire la nature des contenus accessibles et ceux qui ne le seraient pas ?

Qui contrôle la durée maximale d'utilisation et les heures d'utilisation ? Il s'agit probablement d'un auto-contrôle ou d'un contrôle parental informel. En conséquence, doit-on écrire dans la loi un tel accord intra familial ?

Ou est-il envisagé un contrôle par les sites, services ou plateformes des durées d'utilisation des connexions ? d'un appareil ? D'une box partagée ? D'un wifi public ?

Si l'idée de maitriser les temps d'écran est louable, on ne peut rester sur un principe non opérationnel.

Cet alinéa doit être réécrit avec nécessairement un avis de la CNIL.

En complément du renforcement des obligations des réseaux sociaux et de l’obligation légale existante sur les terminaux depuis la loi Studer de 2022 (contrôle parental), les fournisseurs d’accès internet devraient également être intégrés à cette chaîne de responsabilités.

La mise en place d’un contrôle d’accès via la connexion internet constitue un levier complémentaire juridiquement applicable et opérationnel. Ce dispositif pourrait reposer sur un mécanisme de blocage, pour les mineurs, de certains services ou contenus identifiés comme inadaptés par un décret en Conseil d’Etat. Il devrait couvrir l’ensemble des modalités de connexion, tant sur les réseaux mobiles (cartes SIM dédiées aux mineurs) que sur les accès fixes (box internet et réseaux wifi).

L’intégration des opérateurs télécom dans ce dispositif permettrait d’aligner l’ensemble des acteurs de la chaîne numérique autour d’un objectif commun :

les fabricants, responsables de l’intégration d’outils de contrôle parental dans les équipements ;
les opérateurs, responsables de l’accès au réseau et de la mise en oeuvre de mécanismes de filtrage au niveau de la connexion ;
les plateformes, responsables des contenus, des fonctionnalités et des mécanismes de recommandation.

Cette approche présente un double avantage. D’une part, elle renforce l’effectivité de la protection des mineurs en multipliant les niveaux de sécurisation. D’autre part, elle évite de faire peser l’ensemble de la responsabilité sur un seul acteur, en organisant une responsabilité partagée et complémentaire entre tous les acteurs techniques de l’écosystème.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui

Auteur

Éric Bothorel EPR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 2341

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC2341P0D1N000055
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17BTC2341