amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité

Amendement n° 153

Philippe Latombe Dem · Article 15

En clair

Philippe Latombe a déposé cet amendement le 2 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
0 sur 28amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l'alinéa 1, insérer l'alinéa suivant :

« La mise en œuvre des orientations techniques publiées par l'Agence de l'Union européenne pour la cybersécurité pour l'application du règlement d'exécution (UE) 2024/2690 de la Commission du 17 octobre 2024 est réputée équivalente au référentiel mentionné au sixième alinéa de l'article 14. »

II. – En conséquence, à l'alinéa 6, substituer aux mots :

« au 2° »,

les mots :

« aux 1° et 2° ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement conséquent vise à s’assurer que la définition des objectifs de sécurité et des référentiels d’exigences pour y répondre sont élaborés par l’ensemble des parties prenantes.

Dans le texte d’origine, seules l’élaboration, la modification et la publication d’un référentiel d’exigences techniques et organisationnelles sont soumises à la concertation des parties prenantes auxquelles manquent par ailleurs les ministères coordonnateurs.

La concertation des ministères est essentielle dans ce processus de définition en raison notamment de leur connaissance du secteur, des réglementations spécifiques, des acteurs qui le composent et de leur éventuelle articulation avec d’autres secteurs, de leur capacité à évaluer le degré d’exposition aux risques des entités relevant de ce texte ainsi que des impacts métiers et de leurs conséquences.

Par ailleurs, l’article 25 de la directive (UE) 2022/2555 (dite directive NIS 2) du Parlement européen et du conseil du 14 décembre 2022 concernant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans l’ensemble de l’union, prévoit spécifiquement que les « États membres encouragent le recours à des normes et des spécifications techniques européennes et internationales pour la sécurité des réseaux et des systèmes d’information ».

Non seulement de telles normes internationales, telles que la norme ISO 27001, sont fréquemment mises en œuvre dans de grands groupes ayant des filiales dans plusieurs pays de l’Union européenne, mais elles sont également reconnues, par d’autres États membres ayant transposé le même texte, comme équivalentes au référentiel national, parfois avec certains compléments ou sous certaines conditions.

De plus, les normes et les spécifications techniques pour la sécurité des réseaux et des systèmes d’information issues d’autres pays européens ayant transposé la directive NIS 2 peuvent également servir de point de référence utile en harmonisant les règles au sein d’un groupe dans la mesure où, par exemple, des filiales auraient déjà à respecter un référentiel national applicable par un État membre ayant transposé la directive NIS2 depuis de nombreux mois.

Le guide de l’ENISA pour la mise en œuvre du règlement d’exécution (UE) 2024/2690 du 17 octobre 2024 applicable à certaines entités régulées telles que les fournisseurs de services d’informatique en nuage, les fournisseurs de réseaux de diffusion de contenus ou de prestataires de services de confiance, constitue de fait un standard de sécurité numérique reconnu par l’UE qui peut être le référentiel pour toute entité régulée, notamment celles disposant de sites dans différents états membres, évitant le risque de distorsion, optimisant les coûts de mise en conformité pour les entités régulées et simplifiant les opérations de contrôle.

Enfin, la conformité d’une entité à DORA dont le niveau de sécurité est supérieur à NIS2, doit être reconnue comme une preuve de conformité à NIS2.

Afin de « favoriser la mise en œuvre convergente de l’article 21, paragraphes 1 et 2 » comme le prévoit le 1 de l’article 25 de la directive précitée, la rédaction proposée permet la reconnaissance à l’identique du référentiel national, de normes pouvant permettre une approche cohérente et permettant de disposer du même niveau de preuve de conformité que celui prévu à l’article 15 du présent projet.

Amendement travaillé avec le Cybercercle.

Auteur

Philippe Latombe Dem

Texte et lecture

Texte amendé
Texte de la commission n° 1779

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901BTC1779P0D1N000153
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17BTC1779