Retiré
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Fin de vie
Amendement n° 2367
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En clair
Hanane Mansouri a déposé cet amendement le 9 mai 2025, avec 21 cosignataires, sur le texte « Fin de vie ». Il a été retiré.
- Adoptés sur ce texte
- 90 sur 2 691amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer cet article.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L'article 8 introduit l’euthanasie en permettant à une personne de recourir à l'administration d’une substance létale, tout en confiant aux pharmaciens officinaux et hospitaliers la réalisation et la délivrance de ces produits. Cette disposition, qui organise l’usage et l’administration d’une substance létale sur un être humain, soulève cependant d’importantes incompatibilités juridiques avec des principes fondamentaux du droit français qu’il convient de souligner.
L’administration d’une substance létale porte atteinte à cette dignité, en autorisant une intervention qui compromet l’intégrité physique et morale de l’individu. Or, le respect de la dignité humaine est un fondement inaltérable du droit français, qui ne saurait être remis en cause par l’idée d’une autonomie individuelle sur sa propre vie, ce qui a notamment été confirmé par la jurisprudence européenne de l’arrêt Pretty c/ Royaume-Uni.
En outre, en confiant aux pharmaciens officinaux et hospitaliers la préparation et la délivrance de produits létaux, sans prévoir expressément une clause de conscience, l’article 8 porte atteinte à la liberté de conscience de ces professionnels de santé. Il transforme ce qui devrait être un acte éminemment personnel en une obligation légale et professionnelle, sans garantir aux pharmaciens la possibilité de refuser de participer à un processus conduisant délibérément à la mort d’autrui.
Dans ce contexte, la suppression de l’article 8 apparaît non seulement comme indispensable pour préserver la cohérence du droit français, mais aussi pour assurer la protection de la vie humaine, dans le respect de la dignité et des engagements juridiques internationaux. Cette suppression permettrait de maintenir l’interdiction stricte des actes visant à mettre fin à la vie, en cohérence avec les principes de dignité, de liberté de conscience, de sécurité juridique et de protection de la personne humaine auxquels le droit français demeure profondément attaché.
Son sort
- Examen
- En séance publique
Auteurs 22
Les 21 cosignataires
- RN Jorys Bovet
- RN Alexis Jolly
- RN Yaël Ménaché
- UDR Olivier Fayssat
- RN Anchya Bamana
- UDR Sophie Ricourt Vaginay
- UDR Brigitte Barèges
- RN Kévin Mauvieux
- RN Romain Baubry
- UDR Vincent Trébuchet
- UDR Alexandre Allegret-Pilot
- RN Michèle Martinez
- UDR Éric Michoux
- RN Sophie-Laurence Roy
- UDR Bartolomé Lenoir
- RN Antoine Villedieu
- RN Christophe Bentz
- RN René Lioret
- RN Sébastien Chenu
- RN Frédéric-Pierre Vos
- RN Marie-France Lorho
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte de la commission n° 1364
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901BTC1364P0D1N002367
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PIONANR5L17BTC1364