amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 2560

Sébastien Saint-Pasteur SOC · Après l'article 39

En clair

Sébastien Saint-Pasteur a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Après l’article L. 314‑8 du code de l’action sociale et des familles, il est inséré un article L. 314‑8-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 314‑8-1. – Le financement par l’État ou les organismes de sécurité sociale des établissements et services sociaux et médico-sociaux mentionnés à l’article L. 312‑1 est subordonné au respect, par l’organisme gestionnaire, d’un plafond de rémunération.

« Ce plafond est fixé à neuf fois la rémunération moyenne des salariés de l’organisme gestionnaire dont la rémunération se situe dans le décile le plus faible.

« Pour les organismes gestionnaires de plusieurs établissements ou services sociaux et médico-sociaux, le respect de ce plafond s’apprécie au niveau de l’ensemble de l’organisme et prend en compte la rémunération de ses salariés et associés.

« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

II. – Le I entre en vigueur le 1er janvier 2027.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement, travaillé avec ESS France, propose de conditionner les financements de l’État et des organismes de sécurité sociale destinés aux établissements et services sociaux et médico-sociaux au respect d’un écart maximal de rémunération au sein de l’organisme gestionnaire.

Ces structures accompagnent des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des enfants et d’autres publics vulnérables. Les financements publics qui leur sont attribués doivent servir à garantir des prestations de qualité et à répondre aux besoins des personnes accueillies. Il est donc légitime que la puissance publique puisse fixer des conditions relatives à la répartition de la valeur dans les organismes qu’elle finance.

Le dispositif proposé fixe le plafond à neuf fois la rémunération moyenne des salariés appartenant au décile le moins rémunéré. Pour les organismes gérant plusieurs établissements ou services, l’appréciation se ferait à l’échelle de l’organisme gestionnaire, afin que le plafond ne puisse être contourné par une répartition des activités entre plusieurs structures.

Cette mesure s’inscrit dans une démarche d’encadrement des modèles économiques des opérateurs financés sur fonds publics. Elle vise à faire prévaloir la qualité des prestations et l’intérêt des personnes accompagnées dans l’utilisation de ces financements. Un décret en Conseil d’État en précisera les modalités d’application.

Auteur

Sébastien Saint-Pasteur SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002560
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211