amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 2395

Sébastien Saint-Pasteur SOC · Article 21

En clair

Sébastien Saint-Pasteur a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – À l’alinéa 8, après le mot :

« territoriale »,

insérer les mots :

« mise en œuvre à titre expérimental pour une durée de deux ans ».

II. – En conséquence, au même alinéa 8, substituer au mot :

« peuvent »

le mot :

« doivent ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 10, insérer l’alinéa suivant :

« Une évaluation nationale de cette expérimentation est réalisée au cours de sa deuxième année de mise en œuvre. Elle porte notamment sur ses effets sur l’accès effectif aux soins dans les territoires concernés, la continuité des prises en charge et l’articulation avec l’offre de soins existante. Les indicateurs nécessaires à cette évaluation sont fixés par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, après concertation avec les acteurs concernés. »

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 15 et 16.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 21 entend renforcer le réseau France Santé avec une mission de solidarité territoriale expérimentée depuis septembre 2025, concentrée cette fois sur les “zones très sous-denses ou dans les zones dépourvues d’une Maison France Santé à moins de 30 minutes”.

Or la phase pilote n’a jamais fait l’objet d’une évaluation nationale robuste permettant de mesurer le nombre de consultations supplémentaires ou l'effet sur l'accès durable à un médecin traitant. Fin avril 2026, les quelques données publiées dressent un bilan très mitigé : environ 15 000 consultations réalisées dans une cinquantaine de lieux, alors que 151 zones prioritaires (2,5 millions d’habitants) avaient été identifiées. En février, le dispositif comptait plus de 300 médecins engagés et seulement 6 500 consultations, attestant d’une montée en charge limitée, avec en outre des difficultés administratives et logistiques (locaux, matériel, interopérabilité des logiciels).

L’article 21 propose donc de pérenniser le financement d’un dispositif non évalué, aux premiers résultats mitigés.

Pour améliorer réellement l’accès aux soins dans les zones sous-dotées, il convient donc:

De prolonger pour une période de 2 ans le financement de cette expérimentation, en rendant obligatoire la participation des médecins.
D’évaluer le dispositif au niveau national, notamment son impact réel sur l’accès aux soins dans les zones sous-dotées et sans Maison France Santé.
D’accompagner cette disposition de deux mesures complémentaires : la régulation de l’installation des médecins dans les zones suffisamment dotées et le rétablissement de l’obligation de la participation à la permanence des soins.

Auteur

Sébastien Saint-Pasteur SOC

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002395
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211