amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2166
L'amendement sur le site de l'Assemblée (nouvel onglet)Les autres amendements de ce texte →
En clair
François Cormier-Bouligeon a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
L’article L. 1434-4 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Lorsque plus de 90 % de la population d’un département réside dans les zones mentionnées au 1°, l’ensemble du territoire de ce département est classé dans ces zones. La population ainsi classée n’est pas prise en compte pour l’application de la part maximale de la population régionale susceptible d’être classée dans ces zones. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le classement en zone d’intervention prioritaire (ZIP) ouvre droit aux aides conventionnelles de l’assurance maladie à l’installation et au maintien des médecins. Il est aujourd’hui limité par un plafond régional, fixé par arrêté ministériel, que l’agence régionale de santé répartit ensuite entre les départements.
En Centre-Val de Loire, ce plafond est de 71,3 % de la population régionale, et l’agence régionale de santé l’a réparti en proportion de la densité médicale de chaque département. Dans le Cher, l’un des départements les plus touchés par la désertification médicale, 94,3 % de la population est ainsi classée en ZIP. Plus de 17 000 habitants en restent pourtant exclus et relèvent seulement d’une zone d’action complémentaire. Les médecins qui s’y installent ne peuvent pas bénéficier des aides conventionnelles.
Lorsque la quasi-totalité d’un département est reconnue comme sous-dotée, maintenir quelques communes hors du zonage n’a pas de sens : elles connaissent les mêmes difficultés d’accès aux soins que leurs voisines. Dans une enveloppe régionale fermée, tout classement supplémentaire dans un département se ferait toutefois au détriment des autres.
Saint-Martin-d’Auxigny dans le Cher illustre cette situation. Classée en zone d’action complémentaire lors de l’actualisation du zonage de janvier 2026, la commune compte deux médecins généralistes, grâce à la création d’un cabinet médical en 2016 (344 540 euros) et à son extension en 2019 (335 950 euros). Elle craint désormais que ses médecins soient attirés par les communes voisines classées en zone d’intervention prioritaire, où les aides sont plus importantes. Cela remettrait en cause les investissements publics consentis et la stabilité de l’offre de soins locale.
Le présent amendement prévoit donc que, lorsque plus de 90 % de la population d’un département réside en ZIP, l’ensemble du département est classé, en dehors du plafond régional. Les départements les plus sous-dotés sont ainsi intégralement couverts sans réduire la part des autres départements de la région. Il invite également le Gouvernement à modifier l’arrêté fixant ce plafond régional afin de permettre le classement intégral en ZIP des départements les plus sous-dotés.
Auteurs 4
François Cormier-Bouligeon EPR
Les 3 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002166
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211