amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2158
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En clair
François Cormier-Bouligeon a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Avant le 1er juin 2027, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les conséquences financières, pour la branche maladie du régime général, de la fin de la délégation de gestion de l’assurance maladie obligatoire confiée aux mutuelles de la fonction publique en application de la loi n° 47-649 du 9 avril 1947. Ce rapport compare le coût de la gestion déléguée à celui d’une reprise de cette gestion par les caisses primaires d’assurance maladie en intégrant les dépenses de personnel, de systèmes d’information et de transition.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Depuis la loi n° 47-649 du 9 avril 1947, dite loi Morice, les mutuelles historiques de la fonction publique gèrent le régime obligatoire d’assurance maladie des agents publics. Ce partenariat, renouvelé convention après convention depuis près de quatre-vingts ans, permet notamment à la MGEN de gérer la protection sociale de 3,2 millions de fonctionnaires et de leurs familles.
Le Gouvernement entend aujourd’hui retirer cette gestion aux mutuelles concernées. Il le ferait sans étude d’impact et sans concertation avec les acteurs concernés, alors que cette réforme touche plusieurs millions d’assurés sociaux et plus d’un millier de salariés.
Aucune démonstration n’a pourtant été apportée sur ses conséquences financières pour l’assurance maladie. En 2026, la MGEN assure cette délégation pour 88 millions d’euros, soit environ 28 euros par assuré et par an, un coût aligné sur celui des caisses primaires les plus performantes. Les mutuelles gestionnaires sont en outre soumises à des objectifs de performance stricts fixés par l’assurance maladie elle-même. Leurs remises de gestion ne constituent donc pas une dépense supplémentaire.
À l’inverse, une reprise de cette activité par le régime général ne pourrait s’effectuer sans moyens humains, techniques et organisationnels supplémentaires. Elle exigerait de reconstituer une expertise propre aux agents publics : mobilités annuelles, agents en poste à l’étranger, relations avec les employeurs publics. La MGEN gère ainsi le régime obligatoire des Français à l’étranger dans 46 pays. Pour la seule MGEN, 1 000 salariés sont concernés, principalement au Mans, à Rennes, à Lyon et à Paris, sans qu’aucune garantie de reprise ne leur ait été apportée à ce jour.
Rien ne permet donc d’affirmer que cette réforme réduira la dépense publique. Tout laisse au contraire penser qu’elle déplacera les coûts sans améliorer le service rendu aux assurés.
Le présent amendement demande donc au Gouvernement d’éclairer le Parlement sur les conséquences financières réelles de cette mesure avant toute décision.
Auteurs 4
François Cormier-Bouligeon EPR
- EPR 3
Les 3 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002158
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211