amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 2140
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En clair
François Cormier-Bouligeon a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 2 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de moduler le tarif des consultations de médecine générale et le taux de leur prise en charge par l’assurance maladie selon la densité médicale du territoire de résidence de l’assuré. Ce rapport évalue notamment :
1° Les effets d’une majoration du tarif des consultations réalisées dans les zones mentionnées au 1° de l’article L. 1434-4 du code de la santé publique sur l’installation et le maintien des médecins dans ces zones ;
2° Les effets d’une prise en charge intégrale de ces consultations par l’assurance maladie pour les assurés résidant dans ces zones ;
3° Le coût de ces mesures pour l’assurance maladie et les modalités de leur financement, notamment par une modulation des tarifs dans les zones les mieux dotées.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Avoir accès à un médecin ne devrait pas dépendre de son code postal. Ces dernières années, des avancées réelles ont été obtenues : la suppression du numerus clausus, l’ouverture d’une faculté de médecine à Orléans, la deuxième de la région Centre-Val de Loire après Tours, et le doublement du nombre d’internes formés. Ces efforts mettront toutefois des années à produire leurs effets, et ils ne garantissent pas à eux seuls une meilleure répartition des médecins sur le territoire.
L’État finance une large part des études de médecine, et l’assurance maladie rembourse les consultations. Il est donc légitime que cet argent public serve l’ensemble du territoire. Or le tarif d’une consultation de médecine générale et son taux de remboursement sont aujourd’hui identiques partout, que le médecin exerce dans une métropole bien dotée ou dans une commune rurale où les patients attendent des semaines pour obtenir un rendez-vous.
Les outils de mesure de la densité médicale existent : le zonage établi par les agences régionales de santé identifie précisément les territoires où l’offre de soins est insuffisante. Ils permettent d’envisager une modulation du tarif des consultations et de leur remboursement selon le lieu de résidence. Entre Cannes et Vailly-sur-Sauldre, dans le Cher, la consultation ne devrait pas être la même. À Vailly-sur-Sauldre, elle pourrait être majorée, par exemple à 40 euros, et intégralement remboursée. Une telle modulation inciterait les médecins à s’installer là où les besoins sont les plus grands, et garantirait à chaque habitant les mêmes chances d’être soigné.
Le présent amendement demande donc au Gouvernement d’évaluer l’opportunité d’une telle modulation, ses effets sur l’installation des médecins et sur l’accès aux soins, ainsi que son coût et ses modalités de financement.
Auteurs 3
François Cormier-Bouligeon EPR
- EPR 2
Les 2 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N002140
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211