amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Amendement n° 1019
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En clair
Nathalie Colin-Oesterlé a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 10 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Compte tenu de l’enjeu majeur que représentent les 1000 premiers jours de la vie d’un enfant, tant en termes de prévention que de qualité des soins, il est instauré une nomenclature spécifique pour les actes des infirmières puéricultrices exerçant en ville, afin de permettre une prise en charge renforcée et adaptée des enfants de 0 à 3 ans et un accompagnement des parents dans le développement et la santé de l’enfant .
II. – À la fin du cinquième alinéa du II de l’article L. 162‑1-7 du code de la sécurité sociale, le point est remplacé par un point-virgule.
III. – Il est inséré après le cinquième alinéa du II de l’article L. 162‑1-7 du code de la sécurité sociale, un sixième alinéa ainsi rédigé :
IV. – Les ordres professionnels des professions de santé mentionnées à l’article L. 162‑1-13 du code de la sécurité sociale, le cas échéant. »
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement instaure une nomenclature d'actes dédiée aux infirmières puéricultrices exerçant en ville, afin de reconnaître et rémunérer leurs compétences spécifiques dans la prise en charge des enfants et l’accompagnement des parents. Les 1000 premiers jours, période déterminante pour le développement de l’enfant, justifient un suivi régulier et spécialisé. Ce dispositif permet d’améliorer la qualité des soins, de soutenir les parents dans l’éducation à la santé, et de prévenir les complications coûteuses par une prise en charge précoce, contribuant ainsi à l'efficacité du système de santé et à la maîtrise des dépenses publiques.
Cet amendement vise à ce que les ordres professionnels disposent, comme les autres instances (CNP, associations de patients) , de la compétence pour proposer à la HAS de s’autosaisir de l’évaluation des actes en vue de leur inscription dans les nomenclatures existantes.
En effet, en raison de leur rôle régulateur et de leur proximité avec les professionnels de santé, ils disposent d’une expertise approfondie des pratiques médicales, paramédicales et des réalités du terrain. Ils sont particulièrement bien placés pour identifier les besoins d’évaluation des actes médicaux et paramédicaux. Permettre aux ordres professionnels de proposer à la HAS l’évaluation de certains actes garantirait des prises de décision plus adaptées aux évolutions des pratiques et aux compétences des professionnels de santé.
Cette modification renforcerait l'efficacité des évaluations, assurerait une meilleure adéquation entre les actes inscrits et les besoins réels des praticiens, et contribuerait à améliorer la qualité des soins dans l'intérêt des patients.
Cet amendement a été travaillé avec l'Ordre National des Infirmiers.
Auteurs 11
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3211
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3211P0D1N001019
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3211