amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027

Amendement n° 962

Antoine Valentin UDR · Après l'article 32

En clair

Antoine Valentin a déposé cet amendement le 15 oct. 2026, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
161 sur 1 318amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

Par dérogation à l’article 76 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, les dispositions de l’article L. 162-5-10 du code de la sécurité sociale, dans sa rédaction résultant de l’article 76 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 relatives aux prescriptions ne s’appliquent qu’aux prescriptions établies à compter du 1er janvier 2029.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

L’article 76 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 prévoit qu’à compter du 1er janvier 2027, les prescriptions établies par les médecins non conventionnés ne seront plus remboursées par l’assurance maladie : médicaments, analyses, examens d’imagerie, soins infirmiers ou de kinésithérapie.

Cette mesure ne repose sur aucun critère médical. À pathologie identique et à ordonnance identique, deux patients ne seront plus remboursés de la même manière selon que leur médecin a signé ou non la convention avec l’assurance maladie. Le médicament est le même, son prix est le même, son utilité est la même. C’est une rupture d’égalité entre assurés que rien ne justifie sur le plan sanitaire : ce sont les patients, et non les médecins, qui sont pénalisés.

Les médecins non conventionnés sont environ 800 en France. Dans certaines communes, ils sont parmi les derniers à accepter de nouveaux patients. Leurs patients, souvent âgés ou atteints de maladies chroniques, devront trouver en quelques semaines un autre médecin pour faire refaire leurs ordonnances, alors que six millions de Français n’ont déjà pas de médecin traitant.

À défaut d’abrogation, le présent amendement reporte la mesure au 1er janvier 2029, afin de laisser aux patients le temps de trouver un médecin et au Gouvernement celui d’en évaluer les conséquences.

Auteurs 6

Antoine Valentin UDR

Les 5 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3211

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3211P0D1N000962
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3211