amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-1033
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En clair
Pierre Cordier a déposé cet amendement le 27 oct. 2026, avec 3 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le code général des impôts est ainsi modifié :
1° A la première phrase du premier alinéa du I de l’article 44 duodecies, les mots : « 31 décembre 2027 » sont remplacés par les mots : « 31 décembre 2030 ».
2° Au deuxième alinéa de l’article 1383 H, les mots : « 31 décembre 2027 » sont remplacés par les mots : « 31 décembre 2030 ».
3° Au premier alinéa du I quinquies A de l’article 1466 A, les mots : « 31 décembre 2027 » sont remplacés par les mots : « 31 décembre 2030 ».
4° Au premier alinéa du VII de l’article 130 de la loi n° 2006-1771 du 30 décembre 2006 de finances rectificative pour 2006, les mots : « 31 décembre 2027 » sont remplacés par les mots : « 31 décembre 2030 ».
II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
IV. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Cet amendement vise à prolonger jusqu’au 31 décembre 2030 le dispositif des bassins d’emploi à redynamiser (BER), afin de maintenir cet outil essentiel au développement économique de la Vallée de la Meuse dans les Ardennes.
La Vallée de la Meuse constitue aujourd’hui l’un des deux seuls bassins d’emploi à redynamiser encore existants en France, avec la zone d’emploi de Lavelanet en Ariège. Le dispositif BER repose sur des critères objectifs tenant notamment au déclin démographique et au niveau de chômage du territoire.
La réforme entrée en vigueur au 1er juillet 2024 a remplacé les zones de revitalisation rurale (ZRR) et les zones de revitalisation des commerces en milieu rural par le zonage FRR. Le BER a, quant à lui, fait l’objet d’une prorogation distincte. Le Gouvernement continue d’ailleurs à identifier séparément les BER et les FRR dans la présentation des dispositifs d’exonération territoriale.
Le classement en FRR ne saurait donc être considéré comme une compensation automatique de la disparition du BER. Les deux dispositifs ne reposent ni sur le même zonage ni sur les mêmes critères et ne produisent pas exactement les mêmes effets.
Le régime BER actuellement en vigueur permet notamment, sous conditions, de bénéficier d’exonérations d’impôt sur les bénéfices, de cotisation foncière des entreprises et de taxe foncière sur les propriétés bâties. Il comprend également un dispositif d’exonération de cotisations patronales pour les entreprises qui s’implantent ou réalisent une extension d’établissement dans le périmètre concerné.
Or, en l’état du droit, ces dispositifs prennent fin pour les nouvelles implantations au 31 décembre 2027.
Pour la Vallée de la Meuse, cette échéance ne peut être regardée comme une simple date administrative, et il convient donc de proroger dès maintenant ce dispositif afin de le sécuriser à la veille d'une année électorale majeure.
Il est essentiel de donner aux entreprises et aux collectivités une visibilité suffisante pour poursuivre les efforts d’implantation, d’investissement et de création d’emplois en maintenant pendant trois années supplémentaires un dispositif territorial existant, ciblé sur les territoires qui répondent aux critères du BER.
La création du zonage FRR ne doit pas conduire, par un effet mécanique, à priver la Vallée de la Meuse du bénéfice du BER alors même que les deux dispositifs répondent à des logiques différentes.
Le maintien du BER jusqu’au 31 décembre 2030 permet ainsi de préserver la continuité de l’action publique, d’éviter un effet de rupture et de donner aux entreprises implantées ou souhaitant s’implanter dans la Vallée de la Meuse la visibilité nécessaire à leurs décisions d’investissement.
Auteurs 4
- DR 3
Les 3 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P2D1N001033
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210