amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-610

Raphaël Schellenberger NI · Article 58

En clair

Raphaël Schellenberger a déposé cet amendement le 21 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Adoptés sur ce texte
571 sur 3 991amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Développement des entreprises et régulations+200 000 000 €+200 000 000 €
Plan France Très haut débit (suppression)−3 135 000 €−192 013 496 €
Statistiques et études économiques (suppression)−494 213 338 €−491 980 558 €
Stratégies économiques−200 000 000 €−200 000 000 €
Financement des opérations patrimoniales en 2027 sur le compte d'affectation spéciale « Participations financières de l'État » (suppression)0 €0 €
Solde−497 348 338 €−683 994 054 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à créer, auprès de Bpifrance, un fonds de garantie dédié à l'électrification de l'industrie, doté de 20 millions d'euros en 2027, afin de faciliter le financement des investissements nécessaires à l'électrification des procédés et des utilités industriels.

La France dispose d'une électricité abondante, largement décarbonée et compétitive. Sa mobilisation au service de l'industrie constitue un levier majeur de compétitivité, de souveraineté énergétique et de réindustrialisation.

Comme l'a souligné le rapport remis au Premier ministre en juillet 2026 sur l'électrification des industries françaises, l'accélération de cette transformation suppose de mieux accompagner les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI), qui représentent une part importante du potentiel d'électrification accessible à court et moyen terme.

Or, ces entreprises rencontrent des difficultés spécifiques pour financer les investissements nécessaires à l'électrification de leurs procédés industriels et de leurs utilités, notamment pour la production de chaleur et de vapeur. Le coût initial des équipements, les incertitudes économiques et les contraintes d'accès au financement peuvent conduire au report de projets pourtant pertinents sur le plan industriel.

Il est donc nécessaire de compléter les mécanismes de subvention existants par des outils de partage du risque, simples, réplicables et mobilisant l'initiative privée.

La création d'un fonds de garantie dédié, confié à Bpifrance, permettra de faciliter l'engagement des établissements bancaires et des investisseurs dans ces opérations, en réduisant leur exposition au risque. Grâce à l'effet de levier propre aux mécanismes de garantie, les moyens publics mobilisés pourront ainsi soutenir un volume d'investissements sensiblement supérieur à la dotation initiale du fonds.

Ce dispositif aura vocation à accompagner aussi bien les investissements réalisés directement par les industriels que les opérations reposant sur des mécanismes de tiers-financement ou de tiers-investissement. Ces derniers permettent notamment aux entreprises de moderniser leurs équipements sans avoir à supporter seules le financement initial des installations.

Le fonds pourra ainsi garantir les financements nécessaires à l'acquisition et au déploiement d'équipements électriques de production industrielle, de chaleur, de vapeur et, plus généralement, d'utilités nécessaires au fonctionnement des sites industriels.

Ce nouvel instrument n'a pas vocation à se substituer aux dispositifs de soutien existants, mais à les compléter en mobilisant davantage de financements privés au service de l'électrification de l'industrie.

À cette fin, le présent amendement abonde de 20 millions d'euros en autorisations d'engagement et en crédits de paiement l'action n° 23 « Industrie et services » du programme 134 « Développement des entreprises et régulations » de la mission « Économie ».

Afin de respecter les règles de recevabilité financière des amendements parlementaires, cette augmentation est compensée par une diminution de même montant des crédits du programme 305 « Stratégies économiques ».

Cette minoration répond exclusivement aux exigences de recevabilité financière. Il est demandé au Gouvernement de lever ce gage afin de préserver les moyens consacrés à la conduite de la politique économique et financière de l'État.

Auteur

Raphaël Schellenberger NI

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 7 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P2D1N000610
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210