amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-2389
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En clair
Dominique Potier a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – Le I de l’article 1395 G du code général des impôts est ainsi modifié :
1° Au début du premier alinéa, les mots : « Les conseils municipaux et les organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre peuvent, par une délibération prise dans les conditions prévues au I de l’article 1639 A bis, exonérer de la taxe foncière sur les propriétés non bâties » sont remplacés par les mots : « Sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés non bâties » ;
2° Après le même premier alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Le bénéfice de cette exonération est intégralement répercuté au preneur dans les conditions prévues à l’article L. 415‑3 du code rural et de la pêche maritime, lorsque les propriétés mentionnées au premier alinéa sont données à bail. »
II. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
L’agriculture biologique répond aux attentes croissantes de nos concitoyens en matière de santé, de qualité des produits et de respect de l’environnement. En favorisant la préservation des sols, de la biodiversité, de l’eau et du bien-être animal, elle contribue à l’intérêt général et à la durabilité de notre modèle agricole. Elle mérite, à ce titre, un soutien public à la hauteur de cet engagement, et non une reconnaissance à la seule discrétion des communes.
Dans le régime actuel, un agriculteur peut convertir sa ferme en bio, en assumer seul les risques pendant les années de conversion, et se voir malgré tout refuser toute reconnaissance fiscale simplement parce que sa commune n'a pas délibéré en ce sens. Cette logique à géométrie variable n'a aucune justification agronomique ni environnementale.
Le présent amendement propose de généraliser l'exonération à l'ensemble du territoire. Il garantit surtout que cet avantage profite à celles et ceux qui portent réellement la transition, les exploitantes et exploitants, y compris quand ils ne sont pas propriétaires de leurs terres.
Le coût de cette mesure pour les finances publiques est compensé à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Cet amendement a été construit avec les associations Terre de Liens et Agter.
Auteurs 2
Le cosignataire
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N002389
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210