Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-1285

Christelle D'Intorni UDR · Après l'article 15

En clair

Christelle D'Intorni a déposé cet amendement le 9 oct. 2026, avec 13 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en séance publique le 30 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Le 1 du I de l’article 244 quater F du code général des impôts est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Les dépenses ayant pour objet de financer la création et le fonctionnement des établissements mentionnés au premier alinéa de l’article L. 2324‑1 du code de la santé publique ouvrent également droit au crédit d’impôt lorsqu’ils assurent l’accueil des enfants de moins de trois ans du personnel non salarié de l’entreprise, notamment des exploitants individuels, collaborateurs libéraux, professionnels libéraux, associés participant effectivement à l’exploitation et gérants non-salariés.

« Le bénéfice du crédit d’impôt n’est pas subordonné à la présence de personnel salarié au sein de l’entreprise. »

II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le crédit d’impôt famille (CIFAM), prévu à l’article 244 quater F du code général des impôts, constitue un instrument fiscal efficace pour favoriser la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Il permet aux entreprises de bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées lorsqu’elles financent la création ou le fonctionnement de structures d’accueil destinées aux enfants de moins de trois ans de leurs salariés. Le plafond du dispositif est aujourd’hui fixé à 500 000 euros par entreprise.

Cependant, le dispositif exclut encore une large catégorie d’acteurs économiques : les travailleurs indépendants et les entreprises ne comprenant aucun salarié.

L’administration fiscale admet certes que les établissements financés par une entreprise puissent également accueillir les enfants de son personnel non salarié. En revanche, elle exclut expressément du bénéfice du crédit d’impôt les dépenses engagées par une entreprise ne comprenant aucun personnel salarié ou lorsque seul son personnel non salarié a recours au service de crèche.

Cette situation conduit à une différence de traitement difficilement justifiable. Un artisan, un commerçant, un professionnel libéral, un exploitant individuel ou un gérant non salarié rencontre les mêmes difficultés qu’un salarié pour assurer la garde de son enfant de moins de trois ans et concilier activité professionnelle et responsabilités familiales.

Le présent amendement vise donc à mettre fin à cette exclusion en ouvrant explicitement le bénéfice du crédit d’impôt famille aux dépenses de garde concernant les enfants du personnel non salarié, y compris lorsque l’entreprise ne comprend aucun salarié.

Cette extension poursuit un double objectif : garantir une égalité de traitement entre les différentes formes d’exercice professionnel et mobiliser des financements supplémentaires en faveur des structures d’accueil de la petite enfance.

Elle permettra ainsi de soutenir concrètement les indépendants et les dirigeants de petites entreprises tout en améliorant l’accès des familles aux modes de garde indispensables à la poursuite d’une activité professionnelle.

Son sort

Examen
En séance publique
Sort décidé le

Auteurs 14

Christelle D'Intorni UDR

Les 13 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3210P1D1N001285
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210