amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-203
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En clair
Lise Magnier a déposé cet amendement le 7 oct. 2026, avec 6 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en séance publique le 2 nov. 2026.
- Adoptés sur ce texte
- 412 sur 3 224amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – L’article L. 421‑62 du code des impositions sur les biens et les services est ainsi modifié :
1° Au début du premier alinéa, est ajoutée la mention « I. – » ;
2° Sont ajoutés un II et un III ainsi rédigés :
« II. – Le présent I n’est pas applicable dans les départements et régions d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie.
« III. – Pour les départements et régions d’outre-mer, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, les barèmes en émissions de dioxyde de carbone (CO2), exprimées en grammes par kilomètre, de la méthode dite WLTP sont, pour chaque année de première immatriculation du véhicule, les suivants :
«
Barème CO2, méthode dite WLTP, pour la période du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2031
Emissions de dioxyde de carbone (en g/ km)
Tarif (en €)
Inférieures à 108
0
108
50
109
75
110
100
111
125
112
150
113
170
114
190
115
210
116
230
117
240
118
260
119
280
120
310
121
330
122
360
123
400
124
450
125
540
126
650
127
740
128
818
129
898
130
983
131
1 074
132
1 172
133
1 276
134
1 386
135
1 504
136
1 629
137
1 761
138
1 901
139
2 049
140
2 205
141
2 370
142
2 544
143
2 726
144
2 918
145
3 119
146
3 331
147
3 552
148
3 784
149
4 026
150
4 279
151
4 543
152
4 818
153
5 105
154
5 404
155
5 715
156
6 126
157
6 637
158
7 248
159
7 959
160
8 770
161
9 681
162
10 692
163
11 803
164
13 014
165
14 325
166
15 736
167
17 247
168
18 858
169
20 569
170
22 380
171
24 291
172
26 302
173
28 413
174
30 624
175
32 935
176
35 346
177
37 857
178
40 468
179
43 179
180
45 990
181
48 901
182
51 912
183
55 023
184
58 134
185
61 245
186
64 356
187
67 467
188
70 578
189
73 689
190
76 800
191
79 911
Supérieures à 191
80 000
»
II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
III. – La perte de recettes pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à instaurer, pour une durée limitée de cinq ans, du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2031, un abattement de 50 % sur le malus CO₂ et le malus masse applicables aux véhicules immatriculés dans les départements et régions d'outre-mer. Cette mesure ne constitue ni une remise en cause de la transition écologique ni une exonération durable de la fiscalité environnementale dans les DROM.
Elle constitue une mesure transitoire d'adaptation, destinée à donner aux territoires ultramarins le temps nécessaire pour réaliser les investissements indispensables au développement d'une mobilité électrique accessible au plus grand nombre.
Le malus automobile poursuit une finalité environnementale et comportementale : renchérir progressivement l'acquisition des véhicules les plus émetteurs ou les plus lourds afin d'orienter les consommateurs vers des véhicules plus vertueux, notamment électriques.
Cette logique suppose néanmoins que les ménages auxquels est adressé ce signal-prix disposent d'une alternative techniquement disponible, économiquement accessible et suffisamment déployée sur leur territoire. Or les conditions de cette transition ne sont pas identiques dans l'Hexagone et dans les départements et régions d'outre-mer.
Dans l'Hexagone, le développement de la mobilité électrique s'appuie sur un système électrique interconnecté à l'échelle nationale et européenne, sur une production électrique largement décarbonée, notamment grâce au parc nucléaire, sur le déploiement massif d'infrastructures de recharge et sur la structuration progressive d'une filière nationale de collecte et de traitement des batteries de véhicules électriques.
Les DROM ne disposent pas de ce même environnement.
Leurs systèmes électriques sont insulaires et non interconnectés au réseau électrique continental. Le développement massif de la mobilité électrique nécessite donc des investissements spécifiques dans la production, le stockage, les réseaux électriques, les infrastructures de recharge et le pilotage de cette recharge.
L'objectif de cet amendement n'est donc pas de retarder la transition vers la mobilité électrique mais, au contraire, de créer les conditions permettant de la réussir.
À l'issue de cette période transitoire, les territoires disposeront de conditions plus favorables pour accompagner l'accélération de l'électrification de leur parc automobile.
On ne peut imposer la même fiscalité lorsque les alternatives ne sont pas les mêmes.
Ainsi, un durcissement du malus automobile pour les territoires ultramarins est inenvisageable au regard de leurs réalités économiques et de leurs spécificités.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
L'amendement identique, discuté avec lui
- N° I-2209 (Rect) · Béatrice Bellay Tombé
Auteurs 7
- HOR 6
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B3210P1D1N000203
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210