amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Loi d’urgence visant à rétablir l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradifurone pour garantir la protection de la santé humaine, de la biodiversité, de l’environnement et notre souveraineté alimentaire

Amendement n° 20

Éric Ciotti UDR · Article unique

En clair

Éric Ciotti a déposé cet amendement le 26 oct. 2026, avec 16 cosignataires, sur le texte « Loi d’urgence visant à rétablir l’interdiction de l’acétamipride et du flupyradifurone pour garantir la protection de la santé humaine, de la biodiversité, de l’environnement et notre souveraineté alimentaire ». Il n'a pas encore été examiné en séance publique.

Ce qu'il propose

Le dispositif

Substituer aux mots :

« II ter à »,

les mots :

« II quater et ».

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement du groupe UDR maintient la dérogation relative aux semences de betterave sucrière.

Elle exclut toute pulvérisation, ce qui limite la dispersion de la substance dans l'environnement, comme l'a relevé le Conseil constitutionnel. Elle impose en outre à l'Anses de fixer une interdiction temporaire de semer, après la betterave, des cultures attractives pour les pollinisateurs.

Cette dérogation protège une filière stratégique. En effet la France est le premier producteur de sucre de l'UE avec près de 400 000 hectares de betteraves, 23 000 planteurs et 19 sucreries, et sa production couvre près de 90 % de la consommation nationale. Cette position est pourtant fragile. Les cours mondiaux du sucre ont chuté de plus de 1 000 euros la tonne en 2022-2023 à environ 400 euros fin 2025, et vingt sucreries ont fermé en Europe depuis 2017, dont six en France. Le ministère de l'agriculture lui-même relève que la filière reste exposée aux distorsions de concurrence, en Europe comme dans le cadre des accords commerciaux, au premier rang desquels l'accord avec le Mercosur, appliqué depuis le 1er mai 2026, qui ouvre davantage le marché européen au sucre brésilien.

La filière ne peut pas se permettre une nouvelle épidémie de jaunisse, maladie virale transmise par le puceron vert. En 2020, la récolte française avait chuté de près d'un tiers. Or les producteurs ne disposent plus que de moyens de lutte réduits. Supprimer cette dérogation exposerait les planteurs français à des pertes que leurs concurrents n'auront pas à supporter.

Auteurs 17

Éric Ciotti UDR

Les 16 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3172

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO838901B3172P0D1N000020
Texte amendé (Assemblée nationale)
PIONANR5L17B3172