Retiré
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2026
Amendement n° I-1239
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En clair
Sophie-Laurence Roy a déposé cet amendement le 21 oct. 2025, avec 26 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2026 ». Il a été retiré le 31 oct. 2025.
- Adoptés sur ce texte
- 558 sur 4 011amendements dont le sort est connu, en séance publique
Ce qu'il propose
Le dispositif
Supprimer l’alinéa 13.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le présent amendement vise à supprimer la fiction familiale introduite par le Gouvernement à l’article 3 du projet de loi de finances.
Cet alinéa prévoit qu’« une personne physique et son conjoint ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin notoire, leurs ascendants, leurs descendants ou leurs frères et sœurs sont réputés constituer une seule personne physique » pour la détermination du seuil de détention de 33,33 % déclenchant l’assujettissement à la nouvelle taxe.
Une telle assimilation est inédite et juridiquement fragile : le droit français ne connaît pas la possibilité de “fusionner” plusieurs personnes physiques en une seule. Cette disposition crée en outre une rupture d’égalité devant l’impôt (article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen) : deux structures identiques seraient traitées différemment selon la nature du lien entre associés.
Ainsi, une société détenue à 33,33% par plusieurs membres d’une même "famille" très largement entendue serait soumise à la taxe, tandis qu’une société dont aucun associé ne détiendrait seul plus de 33,33 % sans lien familial n’y serait pas soumise. Cette différence de traitement n’a aucun rapport direct avec l’objet de la taxe, qui est de cibler les situations de maîtrise effective de la politique de distribution de sociétés à revenus passifs alors que la vie montre que les liens familiaux, plus ils sont éloignés ne signifient pas l’unité : les membres d’une "famille" aussi largement définie, bien souvent recomposées, peuvent diverger profondément dans leurs choix de gestion, leurs stratégies d’investissement ou leurs votes en assemblée. L’existence de familles du sang ou de familles légales ne saurait être assimilée à une unité de décision. Prétendre le contraire relève d’une profonde méconnaissance du fonctionnement réel des entreprises familiales.
Son sort
- Examen
- En séance publique
- Sort décidé le
Auteurs 27
Les 26 cosignataires
- RN Sophie Blanc
- RN Roger Chudeau
- RN Eddy Casterman
- RN Thibaut Monnier
- RN Anne Sicard
- RN Marie-France Lorho
- RN Michèle Martinez
- RN Alexandra Masson
- RN Sandra Delannoy
- RN Sandrine Dogor-Such
- RN Hervé de Lépinau
- RN Thierry Tesson
- RN Sébastien Chenu
- UDR Bernard Chaix
- RN Angélique Ranc
- RN Julie Lechanteux
- RN José Beaurain
- RN Joseph Rivière
- RN Florence Joubert
- RN Emmanuel Taché
- RN Antoine Villedieu
- RN Emmanuel Blairy
- RN Stéphane Rambaud
- RN Frédéric Boccaletti
- RN Romain Tonussi
- RN Jonathan Gery
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 1906
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO838901B1906P1D1N001239
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B1906