Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2025

Amendement n° II-CL175

Léa Balage El Mariky EcoS · Article 42

En clair

Léa Balage El Mariky a déposé cet amendement le 18 oct. 2024, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2025 ». Il a été rejeté en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République le 23 oct. 2024.

Adoptés sur ce texte
61 sur 481amendements dont le sort est connu, en commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Immigration et asile−68 780 235 €−68 780 235 €
Intégration et accès à la nationalité française+68 780 235 €+68 780 235 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement, soutenu par la Fédération des acteurs de la solidarité et France Terre d'asile, entend revenir sur le gel des places prévues initialement en 2024 et la suppression des places offertes au titre du dispositif national d'accueil (DNA).

Le projet de loi de finances prévoit en effet la suppression de 6 429 places d’hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) en 2025. Ces fermetures s’ajoutent aux 2 895 places prévues initialement en 2024 qui n'ont jamais été ouvertes.

Ces suppressions sont contraires aux principes de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 ainsi qu’à la directive accueil 2013/33/UE établissant des normes pour l’accueil des personnes demandant la protection internationale.

Fermer des places dans le Dispositif National d’Accueil est synonyme d’un risque majeur d’accroissement des vulnérabilités, pour des personnes demandant une protection et dont le statut les place déjà une position de fragilité. Ces personnes risquent alors se trouver à la rue et sans aucune ressource.

Alors même qu’un demandeur d’asile sur deux n’a déjà pas l’opportunité d’accéder au Dispositif National d’Accueil - il conviendrait d’augmenter les moyens permettant de réaliser un accueil digne, conforme aux droits de l’Homme.

La Fédération des acteurs de la solidarité alerte sur les risques majeurs d’une augmentation du sans-abrisme et de création de campements sur l’ensemble du territoire, qui aura pour conséquence une pression accentuée sur l’hébergement généraliste et les dispositifs de la veille sociale déjà exsangues.

L'axe 2 du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et des réfugiés (SNADAR) prévu en avril 2024 porte pourtant l’ambition de « permettre à un plus grand nombre de demandeurs d’asile d’accéder à un hébergement au titre du Dispositif National d’Accueil ». En ne respectant pas ses propres objectifs, et en ne garantissant pas l’accès à un hébergement et un accompagnement pour chaque demandeur d’asile enregistré sur son territoire, le gouvernement accélère la précarisation et la vulnérabilité de ces personnes en quête de refuge.

Afin de gager cette augmentation du budget du programme 303 « Immigration et asile » dans le respect des règles prévues par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), le groupe écologiste et social propose de prélever 68 780 235 euros au programme 104 « Intégration et accès à la nationalité française » via son action n° 11 « Accueil des étrangers primo arrivants » et ce au profit de l’action n° 02 « Garantie de l'exercice du droit d'asile » du programme 303 « Immigration et asile ». Il convient de noter que la proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle et nous appelons le Gouvernement à lever ce gage.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 5

Léa Balage El Mariky EcoS

Les 4 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 324

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59051B0324P2D1N000175
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B0324