Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF3009

Constance Le Grip EPR · Après l'article 87

En clair

Constance Le Grip a déposé cet amendement le 26 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 27 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur les moyens budgétaires consacrés au développement et à l’utilisation de l’intelligence artificielle au bénéfice des forces de sécurité intérieure. Il dresse, notamment, un bilan des outils déployés ou expérimentés et évalue leur contribution à la conduite des enquêtes, au traitement et à l’exploitation de l’information, à l’allègement des tâches procédurales et à l’efficacité opérationnelle des services. Il précise, en outre, les moyens humains et techniques consacrés à ces outils, les gains de temps constatés ou attendus ainsi que les besoins d’investissement et de formation nécessaires à leur développement. Il identifie également les obstacles, y compris législatifs, à leur déploiement et les conditions de leur généralisation. Il présente enfin les garanties mises en œuvre pour assurer la confidentialité des enquêtes, la protection des données, la fiabilité des résultats et le contrôle humain, ainsi que la maîtrise et la souveraineté des solutions utilisées.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le développement de l’intelligence artificielle représente un enjeu majeur pour l’efficacité des forces de sécurité intérieure. Face à la complexité croissante des enquêtes et à la multiplication des données à exploiter, les policiers et les gendarmes doivent pouvoir disposer d’outils adaptés aux exigences de leurs missions.

Les auditions conduites par la Rapporteure dans le cadre de l’examen des crédits de la mission « Sécurités » ont souligné l’intérêt de ces technologies pour faciliter les investigations, accélérer l’exploitation des informations et alléger certaines tâches procédurales. L’analyse documentaire, la transcription d’enregistrements ou encore le rapprochement de données constituent autant de domaines dans lesquels des outils d’intelligence artificielle pourraient apporter une aide concrète aux enquêteurs et leur permettre de consacrer davantage de temps aux actes nécessitant leur expertise.

Il importe que ces perspectives se traduisent par des gains opérationnels mesurables pour les services. Cela suppose d’identifier les usages les plus pertinents, de soutenir les expérimentations concluantes et de prévoir les moyens nécessaires à leur déploiement, en tenant compte des besoins exprimés par les personnels. Cette évolution doit s’accompagner d’une exigence forte de sécurité et de maîtrise des outils. La sensibilité des informations traitées impose de garantir la confidentialité des enquêtes, la protection des données et la fiabilité des résultats, tout en préservant le contrôle des agents sur leur utilisation et la souveraineté des solutions retenues.

Le présent amendement vise ainsi à disposer d’une évaluation des moyens engagés, des résultats obtenus et des perspectives de développement de l’intelligence artificielle au sein de la police nationale et de la gendarmerie nationale, afin de mieux orienter l’effort budgétaire vers les ,outils les plus utiles à l’accomplissement de leurs missions.

Son sort

Sort décidé le

Autrice

Constance Le Grip EPR · Rapporteur

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N003009
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210