Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF2291

Nicolas Ray DR · Article 58

En clair

Nicolas Ray a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 29 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Conseil d'État et autres juridictions administratives0 €0 €
Conseil économique, social et environnemental−1 698 870 €−1 679 783 €
Cour des comptes et autres juridictions financières0 €0 €
Solde−1 698 870 €−1 679 783 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Alors que la situation de nos finances publiques est particulièrement alarmante, il est nécessaire de réduire la dépense publique, en réduisant notamment le train de vie de l’État.

Dans ce contexte, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) fait partie de ces dépenses que l’État doit rationaliser.

Depuis la loi organique n° 2010‑704 du 28 juin 2010, le CESE a cinq missions, qui s’exercent dans un cadre purement consultatif. Il peut être saisi par le premier ministre, le Président de l’Assemblée nationale ou du Sénat ou par voie de pétition (150 000 pétitionnaires requis depuis la réforme de 2021). Il peut également s’autosaisir pour, en théorie, attirer l’attention du gouvernement et du Parlement « sur les réformes qui lui paraissent nécessaires ».

Or, sur l’ensemble de la mandature 2021-2026, le CESE n’a adopté que 88 avis, soit moins de 18 par an. Sur la même période de cinq ans, le Premier ministre ne l’a saisi qu’à douze reprises, et l’Assemblée nationale et le Sénat quatre fois. L’autosaisine est donc devenu le mode de travail habituel du CESE.

Dès lors, il apparaît que le coût associé au fonctionnement du CESE est disproportionné par rapport à son utilité directe pour nos concitoyens.

La présent amendement propose donc de geler à leur niveau de 2026 les crédits de l'action 4 "Travaux consultatifs" du programme « Conseil économique, social et environnemental », afin que cette institution participe à la réduction des dépenses publiques. En effet, alors que l'ensemble des administrations publiques et des collectivités sont appelées à participer à l'effort, les crédits de dédiés aux travaux consultatifs du CESE augmentent de plus de 14% l'an prochain.

Concrètement, au sein du programme 126 "Conseil économique, social et environnemental", cet amendement prévoit de diminuer de 1 698 870 euros en AE et 1 679 783 euros en CP, les crédits de l'action 4 "Travaux consultatifs" .

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Nicolas Ray DR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N002291
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210