amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° II-CF1988
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En clair
Paul Midy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, avec 9 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas encore été examiné en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
Avant le 1er avril 2027, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant les effets, sur le besoin de financement de l’Unédic couvert par la garantie de l’État prévue à l’article 68 de la présente loi et sur le solde des administrations publiques, d’une réforme des règles d’indemnisation du régime d’assurance chômage qui porterait, pour les salariés âgés de moins de cinquante-cinq ans à la date de la fin de leur contrat de travail, la durée minimale d’affiliation à huit mois au cours des vingt mois précédant la fin du contrat de travail et la durée maximale d’indemnisation à quinze mois lorsque les indicateurs mentionnés à l’article L. 5422‑2-2 du code du travail sont favorables.
Ce rapport évalue les économies attendues pour le régime, leurs effets sur le taux d’emploi et sur le désendettement de l’Unédic, ainsi que les conditions dans lesquelles elles pourraient contribuer au redressement des comptes publics et à l’amélioration du revenu net des actifs.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Le travail doit toujours mieux payer que l’inactivité. C’est le cœur du projet que nous portons depuis 2017, et c’est la condition de la préservation de notre modèle social, qui repose sur ceux qui travaillent.
Nos réformes ont porté leurs fruits. Le chômage de masse a reculé, des millions d’emplois ont été créés, l’apprentissage a plus que doublé. Mais le plein emploi n’est pas atteint. Des centaines de milliers d’emplois restent vacants, pendant que nos règles d’indemnisation demeurent parmi les plus souples d’Europe. Il suffit aujourd’hui d’avoir travaillé six mois sur les vingt-quatre derniers pour être indemnisé, contre douze mois sur trente en Allemagne.
En mai 2024, le Gouvernement de Gabriel Attal avait pris ses responsabilités. Il avait annoncé une réforme claire, préparée par décret : huit mois de travail sur les vingt derniers mois pour ouvrir des droits, et une durée maximale d’indemnisation ramenée de dix-huit à quinze mois lorsque la conjoncture de l’emploi est favorable, en préservant les seniors. Selon les chiffrages de l’Unédic elle-même, cette réforme aurait permis de dégager entre 4 et 5,4 milliards d’euros d’économies par an, soit environ 5 milliards d’euros. Sa mise en œuvre a été suspendue dans le contexte de la dissolution. Il n’y a jamais eu de renoncement.
Depuis, la loi du 11 juin 2026 a ramené à quinze mois la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle. C’est un premier pas. Il faut désormais aller au bout, comme le propose notre groupe dans la proposition de loi n° 1791.
Cette réforme est aussi un enjeu majeur pour nos finances publiques. L’Unédic fait partie des administrations publiques : son solde et sa dette pèsent directement sur le déficit et l’endettement de la France. L’article 68 du présent projet de loi engage l’État à garantir jusqu’à 10 milliards d’euros d’emprunts du régime en 2027, et l’État reprend une partie de ses excédents, à hauteur de 2 milliards d’euros. Chaque milliard économisé par l’assurance chômage, c’est moins de risque pour l’État et une marge supplémentaire pour désendetter le pays et pour redonner du pouvoir d’achat à ceux qui travaillent.
Le présent amendement demande donc au Gouvernement d’évaluer précisément cette réforme : ses économies, ses effets sur l’emploi, sur le désendettement de l’Unédic et sur les dépenses de solidarité de l’État et des départements, ainsi que la manière dont ces économies pourraient servir à la fois le redressement de nos comptes et l’augmentation du revenu net des actifs.
Auteurs 10
- EPR 9
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001988
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210