Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1483

Delphine Lingemann Dem · Article 58

En clair

Delphine Lingemann a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 20 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Formations supérieures et recherche universitaire+1 €+1 €
Vie étudiante0 €0 €
Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires0 €0 €
Recherche spatiale−1 €−1 €
Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables0 €0 €
Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle0 €0 €
Enseignement supérieur et recherche agricoles0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Les vacataires de l'enseignement supérieur assurent une part essentielle des enseignements dispensés dans les universités, en particulier dans les premiers cycles, les filières professionnalisantes et les formations ouvertes aux professionnels. Leur intervention conditionne la qualité de la formation des étudiants et la capacité des établissements à faire face à leurs besoins pédagogiques. Elle repose sur des personnes qui n'ont, pour beaucoup, ni la sécurité d'un emploi permanent ni les moyens d'avancer plusieurs mois de rémunération.

L'article L. 952-1 du code de l'éducation impose le versement mensuel de la rémunération des chargés d'enseignement et des agents temporaires vacataires, mais cette règle est régulièrement méconnue. De nombreux vacataires sont payés avec plusieurs mois de retard, parfois après la fin de leurs enseignements. Or, lorsque l'État ou ses établissements paient un fournisseur en retard, des intérêts moratoires sont dus de plein droit, sans que le créancier ait à les réclamer. Les vacataires, eux, doivent engager une démarche, voire le plus souvent un recours contentieux, pour obtenir réparation. Ainsi, par un jugement du 30 juin 2026, le tribunal administratif de Paris a condamné l'université Paris Cité à verser 3 000 € à une vacataire payée jusqu'à neuf mois après service fait, en jugeant que le retard de paiement de la rémunération d'un agent public constitue une faute de nature à engager la responsabilité de la puissance publique.

Cette différence de traitement est peu justifiable. Elle fait peser sur les agents les plus précaires de l'enseignement supérieur le coût du retard de paiement, et elle prive les établissements d'une incitation à respecter une obligation légale pourtant claire. Elle fragilise aussi l'attractivité de la vacation, dont l'enseignement supérieur dépend pour recruter des intervenants issus du monde professionnel.

Le présent amendement d'appel vise à interpeller le Gouvernement sur la nécessité de faire appliquer effectivement la loi sur le paiement mensuel des vacataires, et de leur assurer, en cas de retard, des intérêts moratoires. À cette fin, il majore symboliquement de 1 € les crédits du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire ». Pour respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement prélève à due concurrence les crédits nécessaires sur le programme 193 « Recherche spatiale », sans pour autant entendre minorer les crédits de ce programme. Le Gouvernement est donc appelé à lever le gage.

Son sort

Sort décidé le

Autrice

Delphine Lingemann Dem

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001483
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210