Non soutenu

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF1324

Nicolas Ray DR · Article 58

En clair

Nicolas Ray a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il n'a pas été soutenu en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 26 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Administration territoriale de l'État0 €0 €
Vie politique−60 000 000 €−60 000 000 €
Conduite et pilotage des politiques de l'intérieur0 €0 €
Solde−60 000 000 €−60 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à maîtriser le coût d’organisation de l’élection présidentielle de 2027, en le maintenant au niveau retenu pour l’élection de 2022.

L’année 2027 sera en effet marquée par une activité électorale importante avec l’élection présidentielle aux mois d’avril et de mai et, selon toute vraisemblance, par des élections législatives anticipées. Le Gouvernement inscrit d’ailleurs, exceptionnellement, leur coût dans ce projet de loi de finances. Ainsi, les crédits du programme 232 « Vie politique » vont presque doubler entre 2026 et 2027, passant de 299,6 à 587 millions d’euros (+95 %).

Pour la seule élection présidentielle, le projet annuel de performances fixe le coût prévisionnel à 5,98 € par électeur inscrit, dont 3,91 € au titre de la propagande électorale. Or, en 2022, le coût prévisionnel de l’élection présidentielle n’était que de 4,72 € par électeur inscrit, dont 2,98 € au titre de la propagande. En l’espace d’un seul quinquennat, le coût par électeur progresse ainsi de 27 %, et même de 31 % pour la seule propagande électorale.

Cette hausse importante est justifiée par la fragmentation du champ politique avec une hypothèse de 15 candidats à l’élection présidentielle contre 12 candidats en 2022. Selon le projet annuel de performances, cette hausse serait également liée à l’augmentation des coûts d’acheminement de la propagande électorale, notamment à la suite de la revalorisation des tarifs négociés avec La Poste dans le cadre du nouveau marché conclu en 2025.

Pour autant, cette augmentation intervient alors même que le Gouvernement prévoit plusieurs mesures pour réduire les dépenses de propagande électorale, notamment la réduction de quatre à deux pages des professions de foi des candidats et la suppression de l’envoi des bulletins de vote au domicile des électeurs, mais qui demeureront distribués physiquement dans les bureaux de vote pour le jour du scrutin.

Dans un contexte de redressement des comptes publics, où chaque administration et chaque Français sont appelés à participer effort, la campagne présidentielle doit doit être exemplaire en matière de maîtrise des dépenses.

C’est la raison pour laquelle cet amendement propose de ramener les crédits consacrés à l’organisation de l’élection présidentielle de 2027 à leur niveau retenu pour 2022. Il ne s’agit pas de remettre en cause le bon déroulement du scrutin ni l’égalité entre les candidats, mais de rappeler que, symboliquement, les dépenses électorales ne peuvent échapper à l’effort de maîtrise des finances publiques.

Concrètement, cet amendement diminue de 60 millions d’euros en AE et en CP les crédits de l’action 02 « Organisation des élections » du programme 232 « Vie politique ».

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Nicolas Ray DR

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N001324
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210