Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF684

Jean-Philippe Tanguy RN · Article 58

En clair

Jean-Philippe Tanguy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 21 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Inclusion sociale et protection des personnes0 €0 €
Handicap et dépendance−500 000 000 €−500 000 000 €
Égalité entre les femmes et les hommes0 €0 €
Solde−500 000 000 €−500 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le Rassemblement National propose, dans son contre-budget pour 2027, de systématiser un entretien d’évaluation pour l’ensemble des primo-demandeurs de l’allocation aux adultes handicapés attribuée au titre de l’article L. 821‑2 du code de la sécurité sociale, dite « AAH-2 », c’est-à-dire pour les personnes dont le taux d’incapacité est compris entre 50 % et 79 % et qui se voient reconnaître une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi. Cette mesure, évaluée à 500 millions d’euros, garantit le juste droit : l’allocation doit aller à ceux qui en ont réellement besoin, et l’appréciation de la restriction d’accès à l’emploi doit être homogène sur l’ensemble du territoire.

L’allocation aux adultes handicapés représente 15,6 milliards d’euros dans le projet de loi de finances pour 2027, en hausse de 66 % depuis 2017, le nombre de bénéficiaires ayant progressé de 2,77 % par an en moyenne entre 2017 et 2025 sous l’effet, principalement, de la dynamique de l’« AAH-2 », dont les conditions d’attribution reposent sur une appréciation largement subjective des équipes pluridisciplinaires des maisons départementales des personnes handicapées, avec des écarts de taux d’accord considérables d’un département à l’autre.

La loi de finances pour 2026 a prévu l’instauration d’un entretien d’évaluation pour les premières demandes et les renouvellements d’« AAH-2 », et le Gouvernement en a confié le déploiement aux maisons départementales à compter de septembre 2026, moyennant une subvention versée le 27 août 2026. Ce déploiement « progressif », laissé à l’initiative de chaque maison départementale, ne garantit ni la systématicité ni l’homogénéité de l’entretien. Le Rassemblement National demande que l’entretien soit systématique pour toute première demande, qu’il soit conduit par un médecin ou un professionnel de l’insertion, et que ses conclusions soient opposables à la commission des droits et de l’autonomie.

Le présent amendement minore en conséquence de 500 000 000 euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits de l’action 12 « Allocations et aides en faveur des personnes handicapées » du programme 157 « Handicap et dépendance », montant de l’économie attendue de la systématisation de l’entretien, sans que les droits des personnes dont le handicap est avéré ne soient en rien remis en cause.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Jean-Philippe Tanguy RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000684
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210