Tombé

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF672

Matthias Renault RN · Article 58

En clair

Matthias Renault a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il est tombé en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 23 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Justice judiciaire−600 000 000 €−600 000 000 €
Administration pénitentiaire+1 000 000 000 €+1 000 000 000 €
Protection judiciaire de la jeunesse0 €0 €
Accès au droit et à la justice0 €0 €
Conduite et pilotage de la politique de la justice−400 000 000 €−400 000 000 €
Conseil supérieur de la magistrature0 €0 €
Solde0 €0 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Cet amendement vise à donner à l’administration pénitentiaire les moyens de la construction de 30 000 places de prison supplémentaires, engagement du Rassemblement National inscrit dans son contre-budget pour 2027 à hauteur d’un milliard d’euros, et à rétablir au-delà la trajectoire budgétaire votée dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023‑2027 du 20 novembre 2023.

La situation carcérale n’a jamais été aussi dégradée : au 10 septembre 2026, la densité carcérale atteignait 143,7 %, avec 90 173 personnes détenues, pour 63 303 places opérationnelles, selon le projet annuel de performances. Le programme immobilier pénitentiaire lancé en 2018 prévoyait la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027 ; à ce jour, 26 établissements ont été livrés pour un total de 7 684 places brutes seulement, et le plan de 3 000 places modulaires annoncé au printemps 2025 n’en est qu’à ses premiers chantiers. Les crédits du programme de construction inscrits pour 2027 – 93 millions d’euros en autorisations d’engagement et 478,7 millions d’euros en crédits de paiement – traduisent l’abandon de toute ambition nouvelle : après le recul des autorisations d’engagement de l’immobilier pénitentiaire de 528,4 millions d’euros en 2024 à 264 millions d’euros en 2025, le compte n’y est pas, loin s’en faut.

Il est impératif de rétablir les budgets de l’immobilier pénitentiaire pour enfin réaliser le plan de 15 000 places et engager le programme de 30 000 places porté par le Rassemblement National, dont le respect est essentiel pour conduire les politiques de lutte contre une délinquance de plus en plus violente qui accompagne la cartellisation de nos quartiers et de nos prisons, mettre fin à l’inexécution des peines et garantir des conditions de travail dignes aux personnels pénitentiaires.

Le présent amendement prévoit donc d’abonder d’un montant de 1 000 000 000 euros les crédits, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, de l’action n° 01 « Garde et contrôle des personnes placées sous main de justice » du programme n° 107 « Administration pénitentiaire » et, pour les besoins de la recevabilité financière, de minorer de 600 000 000 euros les crédits hors dépenses de personnel de l’action n° 06 « Soutien » du programme n° 166 « Justice judiciaire », de 300 000 000 euros ceux de l’action n° 09 « Action informatique ministérielle » et de 100 000 000 euros ceux de l’action n° 04 « Gestion de l’administration centrale » du programme n° 310 « Conduite et pilotage de la politique de la justice ». Il est demandé au Gouvernement de lever ce gage, qui ne saurait se faire au détriment des juridictions.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Matthias Renault RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000672
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210