Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF670

Matthias Renault RN · Article 58

En clair

Matthias Renault a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 26 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Immigration et asile−900 000 000 €−900 000 000 €
Intégration et accès à la nationalité française0 €0 €
Solde−900 000 000 €−900 000 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Amendement d’appel.

Le Rassemblement National propose, dans son contre-budget pour 2027, une réforme de la politique de l’asile évaluée à 900 millions d’euros d’économies. Le présent amendement en est la traduction sur l’action 02 « Garantie de l’exercice du droit d’asile » du programme 303 « Immigration et asile », dotée pour 2027 de 1 526,6 millions d’euros en autorisations d’engagement et 1 315,0 millions d’euros en crédits de paiement.

La France a enregistré 151 665 demandes d’asile en 2025 (ministère de l’Intérieur, direction générale des étrangers en France, 27 janvier 2026), pour un taux d’accord de 52 %, et le projet annuel de performances table sur 108 120 demandes introduites en guichet unique en 2027, en hausse de 3 %. Le dispositif national d’accueil compte 113 555 places d’hébergement, financées à hauteur de 1 145,5 millions d’euros en autorisations d’engagement et 933,8 millions d’euros en crédits de paiement ; l’allocation pour demandeur d’asile, versée à 65 944 personnes en moyenne chaque mois pour un montant moyen de 212 euros, mobilise 225,5 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 38,2 millions d’euros pour les bénéficiaires de la protection temporaire. Près de la moitié des demandeurs sont finalement déboutés, mais ont été hébergés et indemnisés pendant toute la durée d’une procédure dont le délai moyen devant la Cour nationale du droit d’asile reste de 5,5 mois, sans compter l’instruction par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Le Rassemblement National entend rompre avec cette logique d’accueil inconditionnel qui fait de la demande d’asile la première voie d’immigration irrégulière. Sa réforme repose sur l’examen des demandes dans les pays de départ ou à la frontière, dans des centres fermés, sur la suppression de l’allocation en numéraire au profit d’une prise en charge en nature limitée aux besoins essentiels, sur l’application effective des transferts prévus par le droit européen et sur l’éloignement systématique des déboutés. Elle permet de réduire fortement le parc d’hébergement et la dépense d’allocation, tout en garantissant l’asile à ceux qui y ont réellement droit.

Le présent amendement minore en conséquence de 900 000 000 euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits de l’action 02 « Garantie de l’exercice du droit d’asile » du programme 303 « Immigration et asile » : il supprime l’allocation pour demandeur d’asile sous sa forme actuelle (263,7 millions d’euros) et réduit de 636,3 millions d’euros les crédits d’hébergement, les crédits restants permettant de financer la prise en charge en nature des demandeurs pendant une procédure accélérée.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Matthias Renault RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000670
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210