Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° II-CF667

Jean-Philippe Tanguy RN · Article 58

En clair

Jean-Philippe Tanguy a déposé cet amendement le 16 oct. 2026, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 28 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Mouvements de crédits proposés, en euros
ProgrammeAutorisations d'engagementCrédits de paiement
Développement des entreprises et régulations−814 100 000 €−814 100 000 €
Plan France Très haut débit0 €0 €
Statistiques et études économiques0 €0 €
Stratégies économiques0 €0 €
Financement des opérations patrimoniales en 2027 sur le compte d'affectation spéciale « Participations financières de l'État »0 €0 €
Solde−814 100 000 €−814 100 000 €
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement prévoit de minorer d’un montant de 814 100 000 euros, en autorisations d’engagement et en crédits de paiement, les crédits de l’action 23 « Industrie et services » du programme 134 « Développement des entreprises et régulations », correspondant à la compensation des coûts indirects du carbone pour les activités électro-intensives exposées à la concurrence internationale.

Ce dispositif, prévu par les lignes directrices européennes du 21 septembre 2020 pour la période 2021‑2030, consiste à compenser aux industriels électro-intensifs (aluminium, sidérurgie, chimie, notamment) une partie du coût du carbone inclus dans le prix de l’électricité, c’est-à-dire la répercussion, par les producteurs, du prix des quotas d’émission du système d’échange européen. Le montant prévu pour 2027 correspond à la compensation, à hauteur de 75 %, des coûts indirects supportés au cours de l’année 2026.

Cet amendement souligne une aberration économique et politique : l’État impose un prix du carbone aux entreprises pour les inciter à réduire leurs émissions, puis leur verse des subventions pour en atténuer l’impact. Comment justifier que la main droite de l’État prenne ce que la main gauche lui rend ? Cette compensation ne fait que masquer, au prix de 814 millions d’euros par an pour le contribuable, l’effet destructeur du marché européen de l’électricité et de la tarification du carbone sur la compétitivité de notre industrie.

Le Rassemblement National propose de traiter le mal à la racine par la création d’un prix national de l’électricité, fondé sur les coûts du parc de production français et déconnecté du marché de gros européen. Dans ce cadre, les industriels électro-intensifs bénéficieraient directement d’un prix compétitif et stable, rendant sans objet la compensation budgétaire des coûts indirects du carbone. Le présent amendement en tire les conséquences en supprimant les crédits correspondants.

Son sort

Sort décidé le

Auteur

Jean-Philippe Tanguy RN

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P2D1N000667
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210