Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-CF695

François Jolivet HOR · Après l'article 7

En clair

François Jolivet a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 1 cosignataire, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 8 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

Après l’article 29 du code général des impôts, il est inséré un article 29 bis ainsi rédigé :

«  Art. 29 bis. – Le propriétaire déclare distinctement, pour chaque immeuble donné à bail, le montant des revenus perçus au titre du loyer et celui des sommes perçues du preneur au titre du remboursement de tout ou partie de la taxe foncière sur les propriétés bâties ou non bâties et des taxes additionnelles à celles-ci. »

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le propriétaire qui donne ses terres à bail acquitte la taxe foncière, dont il est le redevable légal, et

en refacture une fraction à son fermier. La doctrine administrative l’autorise à ne pas faire figurer

cette somme dans ses recettes brutes, à la condition de ne pas déduire la charge correspondante.

Cette condition n’est aujourd’hui vérifiable par personne. Aucune ligne de la déclaration foncière ne

fait apparaître le remboursement : l’administration constate la charge déduite, jamais la recette

encaissée. Un bailleur qui omet l’une tout en déduisant l’autre minore sa base imposable d’un

montant qu’il a pourtant perçu, sans qu’aucun contrôle ne puisse le détecter.

Deux propriétaires placés dans une situation identique acquittent ainsi un impôt différent selon qu’ils appliquent ou non

une règle dont le respect ne se vérifie pas.

Le présent amendement ne crée aucune imposition nouvelle et ne modifie la situation d’aucun

contribuable respectant le droit en vigueur. Il se borne à rendre contrôlable une condition que

l’administration pose déjà, et à documenter une tolérance de gestion dont le coût pour les finances

publiques n’a jamais été évalué, faute précisément de cette donnée.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 2

François Jolivet HOR

Le cosignataire

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000695
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210