Rejeté

amendement · Assemblée nationale

Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027

Amendement n° I-CF400

Denis Masséglia EPR · Après l'article 15

En clair

Denis Masséglia a déposé cet amendement le 3 oct. 2026, avec 4 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été rejeté en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire le 8 oct. 2026.

Adoptés sur ce texte
928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Ce qu'il propose

Le dispositif

I. – Les alinéas 4 à 10 du 2 du VI de l’article 220 sexies du code général des impôts sont remplacés par trois alinéas ainsi rédigés :

« 2 000 € par minute produite et livrée lorsque le coût de production est supérieur ou égal à 10 000 € et inférieur à 20 000 € par minute produite ;

« 5 000 € par minute produite et livrée lorsque le coût de production est supérieur ou égal à 20 000 € et inférieur à 35 000 € par minute produite ;

« 10 000 € par minute produite et livrée lorsque le coût de production est supérieur ou égal à 35 000 € par minute produite ; »

II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)

Le présent amendement vise à simplifier et à renforcer le barème du crédit d’impôt en faveur de la production d’œuvres audiovisuelles de fiction.

Le dispositif actuel repose sur huit tranches de coût de production par minute, avec des plafonds de crédit d’impôt allant de 1 250 € à 10 000 € par minute. Cette progressivité peut limiter le soutien apporté à certaines productions de fiction, notamment lorsque leur coût de production franchit les seuils intermédiaires.

L’amendement propose de ramener ces huit tranches à quatre, en conservant le premier plafond de 1 250 € et en fixant les plafonds suivants à 2 000 €, 5 000 € et 10 000 € par minute, selon le coût de production de l’œuvre.

Cette évolution vise à simplifier l’accès au dispositif, à mieux accompagner la diversité de la création audiovisuelle et à renforcer le soutien aux productions françaises de fiction les plus ambitieuses.

Elle permet également de réduire les écarts de compétitivité entre le crédit d’impôt audiovisuel et le crédit d’impôt international, en particulier pour les productions présentant des coûts de production élevés, tout en contribuant à limiter les risques de délocalisation du cœur de la production de fiction française.

Le coût de cette mesure est estimé à 11,8 millions d’euros.

Son sort

Sort décidé le

Auteurs 5

Denis Masséglia EPR

Les 4 cosignataires

Texte et lecture

Texte amendé
Texte déposé n° 3210

Sources et données

Dernière collecte des sources

Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.

Références techniques
Amendement (Assemblée nationale)
AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000400
Texte amendé (Assemblée nationale)
PRJLANR5L17B3210