Retiré
amendement · Assemblée nationale
Sur le texte : Projet de loi de finances pour 2027
Amendement n° I-CF190
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En clair
Corentin Le Fur a déposé cet amendement le 2 oct. 2026, avec 5 cosignataires, sur le texte « Projet de loi de finances pour 2027 ». Il a été retiré.
- Adoptés sur ce texte
- 928 sur 4 749amendements dont le sort est connu, en commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire
Ce qu'il propose
Le dispositif
I. – À la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article 200 quater B du code général des impôts, le mot : « six » est remplacé par le mot : « onze ».
II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.
III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Les arguments de ses auteurs (exposé sommaire)
Pour trop de parents, faire garder son enfant constitue une difficulté quotidienne. Difficulté à trouver un mode de garde, difficulté à faire correspondre ses contraintes professionnelles avec les horaires proposés, mais aussi, et souvent avant toute chose, difficulté à en supporter le coût.
Afin d’alléger le poids financier que représente la garde d’un enfant, qu’elle soit assurée par un assistant maternel ou dans le cadre d’un accueil collectif – crèche, centre de loisirs ou garderie périscolaire –, le législateur a institué un crédit d’impôt à destination des familles.
Inscrit à l’article 200 *quater B* du code général des impôts, celui-ci est égal à 50 % des dépenses engagées pour la garde des enfants de moins de six ans, dans la limite d’un plafond de 1 750 € par enfant.
Si la garde d’un jeune enfant, particulièrement avant son entrée à l’école puis durant ses années de maternelle, est généralement onéreuse, le besoin de garde ne disparaît pour autant pas à l’entrée à l’école élémentaire. Dès lors, la pertinence du maintien à six ans de l’âge à compter duquel les dépenses de garde d’enfant n’ouvrent plus droit à crédit d’impôt mérite d’être interrogée.
Jusqu’à la fin de l’école primaire, beaucoup de familles continuent en effet de recourir quotidiennement à la garderie avant ou après la classe, ainsi qu’aux accueils organisés le mercredi ou pendant les vacances scolaires, notamment dans les centres de loisirs.
Parce que les modes de garde périscolaire ou extrascolaire représentent eux aussi un coût pour les familles, le présent amendement porte de six à onze ans l’âge jusqu’auquel les frais de garde ouvrent droit au crédit d’impôt.
Il permet de soutenir et d’accompagner les familles pendant toute la durée de l’école primaire, sans modifier ni le taux ni le plafond du crédit d’impôt. Il constitue en outre une mesure de soutien à notre politique familiale dans un contexte où le solde naturel est devenu négatif en France. En 2025, les décès ont dépassé les naissances pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Son sort
Auteurs 6
- DR 5
Les 5 cosignataires
Texte et lecture
- Lecture
- Assemblée · 1re lecture
- Texte amendé
- Texte déposé n° 3210
Sources et données
Dernière collecte des sources
Dernière collecte : amendements de l'Assemblée nationale le 5 nov. 2026.
Références techniques
- Amendement (Assemblée nationale)
- AMANR5L17PO59048B3210P1D1N000190
- Texte amendé (Assemblée nationale)
- PRJLANR5L17B3210